Favori la racheter le FC Nantes, Paulo Tavares n’a pas exposé sa face la plus lisse aux yeux des supporters de la Maison Jaune.
Le feuilleton de la vente du FC Nantes prend une tournure inattendue. Alors que Waldemar Kita a conclu un accord de principe avec un groupe d’investisseurs représenté par Paulo Tavares, le projet est loin de faire l’unanimité.
Tavares répond sèchement à ses détracteurs
Certains supporters du FC Nantes s’interrogent ouvertement sur les garanties financières et la crédibilité de cette opération. Et le ton monte désormais directement entre le potentiel repreneur et les internautes nantais.Sur X, plusieurs supporters ont exprimé leurs doutes concernant le projet de reprise. Parmi eux, Ablinho a ironisé sur les échanges entre Paulo Tavares et certains internautes. « Je suis mort il propose des 1vs1 au téléphone à la twittosphère nantaise. C’est Uber Bagarre ou Paulo Tavares qui veut racheter le club ? », a-t-il lancé. Une sortie moqueuse qui illustre l’ambiance électrique entourant le dossier.
Mais Paulo Tavares n’a pas choisi de garder le silence. L’homme d’affaires a publié un message particulièrement incisif, dans lequel il s’en prend aux critiques formulées contre son projet : « Après près de 30 ans dans le football international, je dois avouer que certaines analyses me font beaucoup rire. C’est fascinant de voir autant de spécialistes autoproclamés, qui n’ont jamais rien construit, jamais pris le moindre risque, mais qui savent tout sur ceux qui entreprennent. Il y a ceux qui parlent, ceux qui critiquent… et ceux qui font. Personnellement, j’ai toujours préféré être sur le terrain plutôt que dans les tribunes des donneurs de leçons. Continuez, vous me divertissez ! » Un message qui témoigne de l’agacement du candidat à la reprise face aux nombreuses critiques.
Des échanges privés dévoilés
La polémique ne s’est pas arrêtée à cette publication. Un supporter du FC Nantes a également dévoilé un échange privé dans lequel Paulo Tavares lui aurait demandé son numéro de téléphone afin de discuter directement avec lui. Cette démarche a rapidement alimenté les commentaires sur les réseaux sociaux, certains y voyant une réaction excessive face aux interrogations des supporters. Pour d’autres, elle illustre surtout la volonté du potentiel repreneur de répondre personnellement à ceux qui contestent son projet. Une chose est certaine : cette séquence ne contribue pas à apaiser le climat autour de la vente du FC Nantes.
Paulo Tavares représente un groupe d’investisseurs européens qui a signé un accord de principe avec Waldemar Kita fin septembre, pour une opération évaluée à plus de 100 millions d’euros. Mais plusieurs obstacles demeurent. Le Comité social et économique du FC Nantes a rendu un avis défavorable à l’unanimité, faisant part de ses inquiétudes concernant la fiabilité du projet, la sécurité des emplois et l’avenir du club. Cet avis reste consultatif et ne bloque pas juridiquement la vente. La Brigade Loire a également exprimé ses réserves, réclamant un changement de propriétaire sans pour autant accepter n’importe quel projet de reprise.
La DNCG, prochaine étape décisive
Le dossier doit encore franchir plusieurs étapes avant qu’une vente puisse être finalisée. Le passage devant la Direction nationale du contrôle de gestion sera notamment déterminant pour évaluer la solidité financière et la crédibilité du projet. Dans ce contexte, les sorties publiques de Paulo Tavares sont scrutées de près. Le candidat à la reprise doit convaincre les instances, les salariés et une partie des supporters que son projet peut assurer un avenir stable au FC Nantes.
Or, les tensions apparues sur les réseaux sociaux montrent que la confiance est loin d’être acquise. La vente n’est pas encore finalisée et rien ne permet d’affirmer que les échanges avec les supporters auront une conséquence directe sur son issue. Mais à Nantes, le dossier Tavares est déjà devenu un sujet de confrontation. Et avant même d’avoir officiellement pris les commandes des Canaris, le potentiel repreneur se retrouve confronté à une première bataille d’image.

















