Si le FC Nantes est mal parti pour une remontée immédiate en Ligue 1, le précédent de l’ASSE en 2023-2024 laisse encore de l’espoir aux supporters.
Les statistiques ne jouent pas en faveur du FC Nantes pour une remontée immédiate en L1. Sur les vingt dernières années, à peine un club relégué de Ligue 1 sur cinq est parvenu à retrouver l’élite dès la saison suivante. Et les équipes qui ont réussi cet objectif n’étaient généralement pas aussi mal classées dès la fin du mois d’août.
L’ASSE de Batlles, un précédent encourageant pour le FC Nantes
Les Canaris cumulent plusieurs difficultés : un départ manqué et un entraîneur, Grégory Poirier, arrivé après le mercato avec un effectif construit par son prédécesseur. Dans le vestiaire du FC Nantes, le discours semble d’ailleurs avoir évolué. Après le nul contre Clermont, Fabien Centonze a estimé qu’il ne fallait plus parler d’objectif montée. Une déclaration qui traduit surtout la prudence du moment.
Pourtant, deux exemples récents montrent qu’un mois d’août raté ne condamne pas forcément une saison. Angers, lors de l’exercice 2023-2024, avait notamment attendu la quatrième journée pour décrocher sa première victoire avant de finalement obtenir sa montée.
Mais le précédent le plus parlant reste celui de l’ASSE. Lors de la saison 2023-2024, les Verts de Laurent Batlles avaient perdu leurs deux premiers matchs, dont une défaite à domicile contre Grenoble (0-1). À la fin du mois d’août, l’entraîneur était déjà présenté comme menacé. Il avait pourtant été maintenu à son poste, et l’ASSE avait terminé à la troisième place du championnat.
Les barrages comme dernière porte vers la Ligue 1
Le parcours stéphanois s’était finalement joué lors des barrages. Après avoir éliminé Rodez (2-0), les Verts avaient affronté le FC Metz, alors 16e de Ligue 1. Ils avaient remporté le match aller à Geoffroy-Guichard (2-1), avant d’obtenir leur montée grâce au nul décroché à Saint-Symphorien (2-2).
En cours de saison, Laurent Batlles avait lui-même rappelé la marge d’erreur nécessaire pour viser les premières places : selon lui, une équipe pouvait perdre entre sept et huit rencontres et tout de même terminer dans les deux premiers, en fonction de ses résultats dans les autres matchs.
L’exemple de l’ASSE rappelle donc qu’un mauvais départ n’interdit pas une remontée. Pour le FC Nantes, le chemin reste compliqué et le retard à combler est bien réel mais pas encore impossible. Les supporters le savent désormais.

















