Il y a un an, l’Olympique de Marseille faisait trembler le mercato avec une offre record pour un défenseur équatorien. Aujourd’hui, l’ambition phocéenne doit composer avec une réalité bien plus austère et des choix très différents.
Il y a un an : Marseille frappait fort sur le marché
Le 31 juillet 2025, l’OM avait allumé la mèche d’un été bouillant en sortant une somme colossale pour un défenseur venu du Club Brugge : Joel Ordóñez. Trente-deux millions d’euros posés sur la table pour un jeune roc équatorien, à peine deux ans après que sa valeur dépassait tout juste les 50 000 euros. Le club belge gardait même un œil sur son joyau avec un intéressement de 15 % à la revente, signe de la rareté du profil. L’opération, ambitieuse et risquée, avait secoué le Vieux-Port et incarnait cette volonté retrouvée de jouer dans la cour des grands, aussi bien sur le plan national qu’européen. Les supporters vibraient à l’idée de voir débarquer un défenseur prometteur, déjà international, capable de muscler une arrière-garde alors en pleine reconstruction. À l’époque, tout semblait possible : l’OM était prêt à investir gros pour miser sur l’avenir et se rêvait en modèle de club formateur à la sauce continentale.
Un an plus tard : ambitions rabotées, gestion serrée
Douze mois plus tard, le décor a changé du tout au tout sur la Canebière. Si le club s’active toujours sur le marché, la réalité économique a refroidi les ardeurs. Exit les transferts à 30 millions : l’OM doit désormais jongler avec des moyens contenus et une priorité donnée aux bonnes affaires, aux jeunes en devenir, aux joueurs libres et aux prêts. Le nouveau directeur sportif Grégory Lorenzi s’est adapté, traquant la moindre opportunité à moins de 5 millions d’euros, et multipliant les pistes à coût réduit. Le club, qui doit aussi dégraisser, n’hésite plus à laisser partir des cadres ou à refuser de s’aligner sur des exigences salariales trop élevées. Les feuilletons du moment tournent autour d’accords avec des joueurs libres, de négociations serrées pour des gardiens ou encore de décisions sur l’avenir de jeunes du centre plutôt que sur des coups d’éclat à la Ordoñez.
La défense reste d’ailleurs au cœur des préoccupations, mais dans un tout autre style : on table sur la polyvalence, la complémentarité, la montée en puissance des jeunes formés au club ou sur des joueurs déjà éprouvés comme Jean-Clair Todibo, dont l’arrivée dépend d’un dernier feu vert. L’euphorie des grandes manœuvres a laissé place à la patience, à la gestion, et à la nécessité de rebâtir sans se mettre en danger. L’OM, lucide, cherche désormais à rester compétitif tout en évitant les folies d’un mercato passé qui paraît déjà bien lointain. Pour les supporters, le souvenir de l’été dernier a un goût d’ironie : il rappelle que tout peut changer très vite sur la planète phocéenne.




















