À LA UNE DU 9 OCT 2026

Stade Rennais : Haise a mis une énorme secousse à l’OM et au PSG ! 

Par Bastien Aubert - 9 Oct 2026, 16:00
Franck Haise (Stade Rennais)

Le bon début de saison du Stade Rennais en Ligue 1 se confirme dans un secteur statistique qui peut faire peur à l’OM et au PSG.

Le Stade Rennais a changé de dimension dans un domaine essentiel du football moderne : l’intensité. Depuis l’arrivée de Franck Haise, le club breton affiche une identité tournée vers le pressing et les efforts collectifs.

Le Stade Rennais impose un rythme impressionnant

Les premières statistiques de la saison semblent confirmer cette orientation. Après trois journées, Rennes parcourait en moyenne 114,9 kilomètres par match, selon les chiffres relayés par Morning Foot. Les chiffres athlétiques mettent en évidence le travail réalisé par Franck Haise. Rennes figure en tête du classement de la distance parcourue, devant plusieurs équipes ambitieuses du championnat. Cette activité collective correspond à une volonté claire : presser l’adversaire, multiplier les courses sans ballon et maintenir un rythme élevé pendant toute la rencontre. Le club breton peut également compter sur des joueurs particulièrement actifs.

Dès la première journée contre le PSG, Adrien Thomasson avait parcouru 13,86 kilomètres, avant d’enchaîner avec 13,05 kilomètres contre Le Mans. La Ligue 1 a d’ailleurs souligné ces performances, ainsi que le record collectif rennais de 125,43 kilomètres parcourus face aux Parisiens. Le contraste est frappant avec l’OM. Selon le classement évoqué dans les données DataScout, les Marseillais figurent à la 16e place en matière de volume de course, juste devant Lille et le PSG. Cette position soulève forcément des questions sur la capacité de l’équipe à maintenir une intensité élevée sur la durée.

Le PSG, cancre de Ligue 1 dans les courses !

Pour autant, la distance parcourue ne suffit pas à mesurer la qualité d’une prestation. Une équipe qui conserve davantage le ballon peut naturellement courir moins qu’un adversaire contraint de défendre et de multiplier les efforts pour le récupérer. Mais lorsque le volume de course s’accompagne de difficultés dans le pressing ou dans les transitions, les chiffres peuvent devenir un signal à surveiller. Le constat est encore plus surprenant pour le Paris Saint-Germain, présenté comme le dernier de Ligue 1 dans le classement des courses à haute intensité.

Le jeu de Luis Enrique repose traditionnellement sur la maîtrise du ballon et la capacité à désorganiser l’adversaire par la circulation. Cette approche peut expliquer une partie des différences statistiques avec des équipes plus directement tournées vers le pressing. Mais elle n’exonère pas Paris de ses exigences physiques. Pour récupérer rapidement le ballon après une perte et maintenir une pression constante, les courses intenses restent essentielles. Le classement doit toutefois être interprété avec prudence : il dépend du nombre de journées prises en compte et de la définition exacte des courses à haute intensité. Il ne signifie pas, à lui seul, que le PSG est moins performant que ses concurrents.

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