Dans un contexte sportif tendu, Eirik Horneland a pris la parole dans Onze Mondial pour exposer sa vision, sa méthode… et, en creux, son avenir à l’ASSE. Et le message est limpide : le technicien norvégien se projette sur le long terme.
Ce n’est pas une phrase isolée ni une sortie de communication anodine. Loin d’un discours de transition ou d’attente, Eirik Horneland a pris la parole et assumer un véritable projet de fond sur le banc de l’ASSE. « J’aurais voulu qu’on puisse accélérer notre processus, mais tu dois accepter que cela mette du temps », explique-t-il dans Onze Mondial, conscient des difficultés rencontrées mais convaincu que le travail quotidien finira par payer. À travers ses mots, l’entraîneur des Verts revendique une identité de jeu claire, basée sur la créativité, la prise de responsabilités et la liberté dans un cadre collectif structuré… sur le long terme.
« J’aurais voulu qu’on puisse accélérer notre processus »
Horneland insiste sur un point central de sa philosophie à l’ASSE : le droit à l’erreur. Pour lui, perdre un ballon n’est jamais un problème en soi. Le véritable échec serait de ne pas réagir, de ne pas défendre ensemble, de ne pas tenter. Un message fort envoyé à son vestiaire, mais aussi aux supporters, parfois impatients face à un jeu encore inconstant. « Si les joueurs offensifs ne prennent pas de risque et ne sont pas créatifs, tu n’avanceras pas », martèle-t-il, fidèle à une vision résolument offensive du football.
Au-delà du terrain, le Norvégien évoque aussi son goût pour le travail humain. Il dit aimer « travailler avec des joueurs intelligents », capables de résoudre des situations sur et en dehors du terrain. Une manière de rappeler que son projet dépasse les simples résultats immédiats et vise une progression collective et individuelle sur la durée. Donner un cadre, une idée de jeu, tout en laissant de la liberté : voilà l’équilibre qu’il cherche à instaurer à Saint-Étienne.
Horneland croit toujours en son projet
Surtout, Horneland ne fuit pas les réalités à l’ASSE. Il reconnaît ne pas avoir voulu descendre en Ligue 2, mais assume pleinement le fait d’avoir lancé un processus qu’il juge indispensable de poursuivre. Selon lui, changer de cap en permanence serait contre-productif. « Quand vous démarrez un processus, vous devez le poursuivre », affirme-t-il, convaincu que la constance finira par installer de la confiance et des automatismes.
À travers cette prise de parole dense et assumée, Horneland envoie un signal clair à sa direction et à l’environnement stéphanois. Malgré les hauts et les bas, il croit en son projet, en son style et en sa capacité à faire progresser l’ASSE sur la durée. Un indice fort sur son avenir, et peut-être un appel implicite à la patience dans un club où l’exigence est aussi forte que l’histoire.







