Il y a douze mois, l’ASSE brillait sur le terrain mais voyait ses supporters s’affronter dans les tribunes de Troyes. Un an plus tard, alors que les Verts dominent la Ligue 2, la stabilité et l’unité restent au cœur des priorités du club.
Bagarres à Troyes : la soirée gâchée malgré la fête sur le terrain
Le 8 novembre 2025, l’AS Saint-Étienne réalisait un grand coup sur la pelouse de Troyes, en s’offrant le scalp du leader de Ligue 2. Sur le terrain, les hommes d’Eirik Horneland reprenaient confiance et éloignaient le spectre d’un licenciement qui commençait à hanter le Forez. Mais si la fête battait son plein sur la pelouse, l’ambiance était tout autre dans les tribunes du stade de l’Aube : des bagarres éclataient entre Magic Fans et Green Angels, deux groupes ultras historiques du club. Les Magic Fans, après avoir débâché, quittaient même le stade dès la mi-temps. Les forces de l’ordre devaient intervenir, gaz lacrymogène à l’appui, sans pour autant interrompre la rencontre. À ce moment-là, l’ASSE tanguait sportivement et voyait ses propres fans s’entre-déchirer, révélant une fracture profonde dans l’unité verte alors même que l’équipe tentait de se relancer.
Un an plus tard : leader, mais toujours à la recherche d’un vrai liant
Douze mois ont passé, et les Verts n’ont plus grand-chose à voir avec l’équipe fébrile de l’automne 2025. Aujourd’hui, l’ASSE pointe fièrement en tête de la Ligue 2, guidée par Ian Cathro, un entraîneur écossais qui a su remettre de l’ordre dans la maison verte. Les résultats sont là : victoire sérieuse contre Laval, place de leader confortée, solidité retrouvée après la gifle reçue à Guingamp. Mais le sentiment d’unité, lui, reste fragile. Les analyses rappellent des prestations sérieuses mais sans éclat, où la réaction attendue prime sur le panache, et où l’efficacité supplante le jeu flamboyant. Le vestiaire, porté par des cadres comme Cardona ou Le Cardinal, montre l’exemple, et la jeunesse (à l’image de Duffus ou Sonko en réserve) pousse derrière. Mais on sent dans le discours du coach, dans la rotation offensive constante ou l’exigence sur l’état d’esprit, que rien n’est totalement acquis : l’ASSE avance, mais sur un fil. Le souvenir des divisions d’hier plane encore dans l’exigence de cohésion qui habite tout le club, du terrain aux tribunes. Le contraste est saisissant : il y a un an, on craignait l’implosion. Un an plus tard, malgré les victoires, la vigilance reste de mise pour ne pas voir ressurgir les vieux démons de la désunion. Plus que jamais, l’unité des Verts sera la clé pour transformer une première place en rêve retrouvé.



















