Il y a un an, Paris vibrionnait sur le marché portugais et rêvait de coups à plusieurs dizaines de millions. Douze mois plus tard, l’appétit du club est intact, mais la réalité du mercato a bien changé : le PSG n’aligne plus les signatures à tout-va, il négocie désormais chaque euro… et chaque promesse.
Quand Paris faisait trembler l’Europe du mercato
Le 16 août 2025, le PSG était sur tous les radars du marché. Une délégation s’apprêtait à décoller pour le Portugal, les rumeurs enflaient sur les réseaux sociaux et le moindre nom évoqué suffisait à enflammer la communauté parisienne. Rodrigo Mora, Morten Hjulmand, Tomas Araujo, Samu Aghehowa… Les supporters spéculaient sur la future pépite qui rejoindrait la capitale. Luis Enrique avait affiché sa satisfaction en conférence de presse, tout en laissant entendre que Paris restait à l’affût d’un gros coup avant la clôture du mercato. Les départs de Kolo-Muani et Asensio étaient dans les tuyaux, et le club venait de s’offrir Lucas Chevalier et Illia Zabarnyi à prix d’or, preuve d’une puissance de frappe intacte. Paris était alors champion d’Europe, sûr de sa force, et l’argent semblait ne jamais manquer pour concrétiser ses ambitions. Les supporters attendaient chaque jour l’annonce d’une nouvelle signature, convaincus que le club continuerait d’empiler les talents sans jamais lever le pied.
Un an plus tard : Paris toujours ambitieux, mais le mercato a changé de visage
Un an a passé, et si l’agitation du mercato n’a pas faibli à Paris, le ton a changé. Le PSG reste capable de frapper fort, comme en témoignent les signatures de Ferran Torres et Mika Godts, mais chaque arrivée se négocie désormais au cordeau. Les discussions sur le prix de Barcola, les exigences folles du clan Suzuki qui ont fait capoter une opération à 35 millions d’euros, ou encore la prudence autour des commissions d’agents : le PSG n’est plus ce rouleau compresseur qui dépensait deux fois la valeur de ses cibles sans sourciller. Désormais, Paris sélectionne, temporise, refuse de céder à la surenchère. Même les départs de cadres historiques comme Marquinhos se discutent avec doigté, loin des grandes braderies ou des coups de poker d’antan. Si la fièvre du recrutement anime toujours la capitale, elle s’accompagne aujourd’hui d’une gestion plus rigoureuse, presque comptable. Le contraste est saisissant : il y a un an, Paris semblait prêt à tout pour rafler les pépites européennes ; aujourd’hui, il veut continuer à briller, mais sans se laisser dicter sa loi par les agents et les prix du marché. Un club ambitieux, mais qui apprend à dire non – et c’est peut-être là, le signe d’une nouvelle ère.



















