Les déboires financiers de Manchester City ont relancé les interrogations autour des contrats commerciaux du PSG avec des entreprises qataries. Mais les deux dossiers présentent une différence majeure, qui éloigne pour l’heure le club parisien d’un scénario similaire.
Des contrats déjà corrigés par l’UEFA
Depuis son rachat par Qatar Sports Investments en 2011, le PSG s’appuie sur plusieurs partenaires liés au Qatar. Qatar Airways, Ooredoo, Visit Qatar et QNB occupent notamment une place importante dans l’écosystème commercial du club de la capitale.
Cette proximité peut rappeler le modèle de Manchester City, aujourd’hui visé par de multiples accusations d’infractions financières en Angleterre. La comparaison trouve toutefois rapidement ses limites. Contrairement aux contrats reprochés aux Skyblues, ceux du PSG ont déjà été examinés et réévalués par les instances de contrôle financier de l’UEFA.
Dès 2014, l’accord d’image conclu avec Qatar Tourism Authority avait ainsi été ramené de 200 à 100 millions d’euros par l’UEFA. En 2018, plusieurs autres contrats avaient également été dévalués. Paris a donc déjà supporté les conséquences économiques de ces ajustements.
Le dossier Manchester City fait réagir autour du PSG
Le sujet a pris une autre dimension après les propos de Luis Enrique sur les sanctions susceptibles de viser Manchester City. L’entraîneur parisien a estimé que « les trophées que vous gagnez sur le terrain restent sur le terrain », une sortie vivement critiquée par Daniel Riolo.
Daniel Riolo juge « scandaleux » les propos de Luis Enrique sur Manchester City et les 114 infractions financières reprochées au club anglais.
— @_BeFootball https://twitter.com/_BeFootball/status/2110251952810397944
Sur le plan réglementaire, la situation parisienne reste pourtant différente. Comme le souligne l’analyse de Foot Mercato, l’Instance de contrôle financier des clubs a régulièrement passé au crible les revenus de sponsoring du PSG, avant d’imposer ses propres valorisations.
Un modèle économique devenu plus large
Autre élément important : les revenus provenant d’entreprises qataries ne représentent plus à eux seuls le modèle économique parisien. Depuis plusieurs années, le club a développé d’autres ressources commerciales et renforcé sa capacité à générer des recettes en dehors de ses partenaires historiques.
Cette évolution ne met pas le PSG à l’abri des critiques, mais elle réduit la portée d’une comparaison directe avec Manchester City. Les contrats parisiens n’ont pas échappé au contrôle européen : ils ont déjà été corrigés lorsque leur valeur a été jugée trop élevée.
Une accusation difficilement transposable
Le cœur du dossier anglais repose sur le soupçon de contrats artificiellement gonflés et sur l’exactitude des informations transmises aux autorités. À Paris, les accords concernés ont été identifiés, contrôlés puis dévalués par l’UEFA il y a plusieurs années.
En l’état, rien ne permet donc de penser que le club francilien connaîtra le même sort que Manchester City. Les deux puissances européennes partagent des liens commerciaux étroits avec leur actionnaire, mais pas le même historique de contrôle financier.

















