Avant un dernier carré rêvé de la CAN 2025, l’arbitrage est au coeur des critiques. Analyse.
La CAN s’approche de son épilogue et, comme souvent dans les grandes compétitions africaines, l’arbitrage fait déjà polémique. « C’est le gros point noir de la CAN. Les après-matches tournent parfois au tir aux pigeons avec des joueurs, des dirigeants ou des journalistes remontés contre l’arbitrage. Samedi, les Algériens, plus énergiques en zone mixte que contre le Nigeria (0-2), s’en sont pris dès le coup de sifflet final à Issa Sy coupable d’avoir oublié un penalty pour une main. Certains suiveurs y ont vu illico celle du Maroc, le prochain adversaire en demi-finales du vainqueur, sur la simple « preuve » qu’il est le poids lourd du foot africain et qu’il est en guerre froide avec l’Algérie », rapporte L’Équipe.
L’arbitrage au coeur des débats
Sur les réseaux sociaux, la bataille fait rage. Une intervention de Grégory Schneider dans L’Équipe du Soir a suscité de vifs commentaires : « il fallait donner direct la Coupe au Maroc » après la victoire des Lions de l’Atlas contre le Cameroun (2-0). Avec le recul, l’intéressé tempère : « Il y a peut-être eu une logique de compensation en fait, car il y avait le poing dans le visage du gardien camerounais qui méritait aussi un penalty. »
La géopolitique sportive se mêle au complotisme généralisé. Exemple : le Maroc aurait récusé un arbitre égyptien, Amin Omar, et son VAR d’origine algérienne, Mustapha Ghorbal, pour le choc contre le Cameroun. À en croire L’Équipe, beaucoup ont vu la main du président de la Fédération marocaine, Faouzi Lekjaa, dans cette décision. Pourtant, la commission d’arbitrage ne prévoit pas le VAR en fonction du pays hôte. Du côté de la CAF, cet épisode a fait sourire, mais personne n’a démenti, et la rumeur a circulé sur la désignation à la dernière minute de Dahane Beida, comme pour suggérer une collusion.
Un dernier carré de rêve
Sur le terrain, les erreurs sont réelles des deux côtés. Certains penalties ont été oubliés contre le Maroc – face au Mali (1-1), la Zambie (3-0) et Bryan Mbeumo contre le Cameroun – mais des fautes ont aussi été manquées contre les Lions de l’Atlas : un poing sur Abde Ezzalzouli ou sur Ismael Saibari, ou encore le coup de poing du gardien contre la Tanzanie (1-0).
Aussi, la VAR ne semble pas toujours au niveau pour aider les arbitres sur le terrain. Certains prennent un temps infini, d’autres aucune initiative. « Non je ne pense pas qu’ils soient inexpérimentés, on l’utilise sur nos compétitions de clubs, même s’il y a peut-être un petit “gap” dans l’habitude, et on a de très bons VAR », assure Noumandiez Désiré Doué, ancien directeur des arbitres de la CAF jusqu’en 2025. Malgré ces polémiques, tout le monde s’accorde sur un point : les quatre meilleures équipes se retrouveront en demi-finales, et le spectacle africain promet d’être intense jusqu’au bout.
















