Une semaine après la finale électrique qui a vu le Maroc s’imposer face au Sénégal, le football sénégalais reste secoué par un climat de doute et d’inquiétude. Les Lions de la Teranga n’oublient pas une fin de compétition marquée par des incidents rarissimes. Ismail Jakobs, titulaire au poste d’arrière gauche, a livré publiquement ses ressentis et ses soupçons après le forfait soudain de plusieurs coéquipiers, relançant une zone d’ombre sur le match le plus attendu de cette CAN 2025.
Les incidents en marge de la finale
Quelques heures à peine avant le coup d’envoi, le scénario bascule du côté sénégalais. Krepin Diatta, annoncé dans le onze de départ, tombe malade dans la matinée. Lors de l’échauffement, il s’effondre littéralement, visiblement impuissant, au point que le staff médical décide de le retirer immédiatement du groupe. Quelques minutes plus tard, même stupeur : Ousseynou Niang, pris d’un malaise, doit lui aussi quitter la pelouse, dans une scène saisissante qui glace les supporters. Escorté jusqu’aux vestiaires, il semble vidé de ses forces. Pour compléter ce sombre tableau, Pape Matar Sarr sera également signalé souffrant durant la rencontre. Les regards se croisent, les voix s’élèvent, et l’ambiance devient vite lourde d’interrogations.
Les doutes persistants d’Ismail Jakobs
Dans ce contexte, Ismail Jakobs n’a pas tardé à livrer sa vérité, sans langue de bois. Joueur aux 27 sélections avec le Sénégal et nouvelle recrue de Galatasaray, l’ancien monégasque pointe, de manière ferme mais mesurée, l’hypothèse d’un acte intentionnel :
“Je soupçonne fortement que trois de nos joueurs ont été empoisonnés. Ce n’était pas une simple intoxication alimentaire, ils se sont réellement effondrés.”
Sur Sport1, Jakobs, qui évolue cette saison dans le championnat turc, insiste sur la gravité et la soudaineté des symptômes : perte de connaissance, incapacité à parler, épuisement physique extrême.
“C’était vraiment effrayant. Je ne veux accuser personne, mais ce n’était certainement pas une coïncidence.”
Ce sentiment d’inquiétude se répand rapidement dans le vestiaire, où l’inquiétude se mêle désormais à la colère. D’autant que ni les soupçons ni l’hypothèse d’un simple virus n’emportent la conviction, aucune preuve tangible n’a, à ce jour, été présentée.
Le vécu de Krepin Diatta
Au centre de cette affaire, Krepin Diatta s’est confié sur cette funeste journée. Son récit illustre la détresse et le désarroi ressentis. “Le matin du match, je ne me sentais pas très bien, mais je pensais que ça passerait”, tempère-t-il d’abord.
C’est véritablement au moment du départ vers le stade que tout s’accélère. “J’avais mal partout, à la tête, c’était très bizarre”, décrit-il. Sa peine est telle que le staff est contraint de déclarer son forfait à la dernière minute. Diatta passe par l’hôpital, multiplie les examens, mais tout demeure inexpliqué.
“J’ai refait plusieurs malaises, le quatrième avant de quitter l’hôpital. Les médecins n’ont rien détecté, ça laisse un goût amer et beaucoup de questions.”
Une affaire encore non élucidée
À ce jour, l’affaire demeure non résolue. Malgré l’émotion profonde au sein de l’effectif sénégalais, le mystère persiste autour des causes exactes de ces malaises à répétition. Aucun élément concret ne permet d’affirmer la thèse de l’empoisonnement, mais le doute s’est installé et a profondément affecté les joueurs comme le staff.




















