Après un mercato terminé sans la moindre recrue et marqué par de très nombreux départs, l’OM se retrouve avec un effectif sérieusement affaibli. La blessure inquiétante de Tochukwu Nnadi accentue encore l’urgence. Malgré la fermeture du marché, Franck McCourt possède toujours deux leviers pour renforcer le groupe de Bruno Genesio : recruter un joueur libre ou utiliser le joker français. Mais contrairement à ce qui a été évoqué, le cas Nnadi ne devrait pas ouvrir droit à un joker médical.
La blessure de Nnadi met l’OM dans l’urgence
Déjà limité au milieu de terrain, l’Olympique de Marseille a reçu une très mauvaise nouvelle avec la blessure au genou de Tochukwu Nnadi contre Monaco.
Le Nigérian devrait manquer plusieurs semaines et les premières informations font même craindre une atteinte ligamentaire. Son absence réduit encore les solutions à la disposition de Bruno Genesio après le départ de Quinten Timber à Crystal Palace.
Dans un secteur déjà en manque de profondeur, l’OM ne peut désormais plus se permettre le moindre pépin supplémentaire. Les supporters espèrent donc que la direction ne restera pas les bras croisés.
Le mercato classique est terminé, mais Marseille possède encore deux possibilités pour corriger son effectif.
Première opportunité : recruter un joueur libre
La fermeture du marché n’interdit pas à l’OM de recruter un joueur libre de tout contrat. À condition que celui-ci ait été libéré avant la clôture du mercato, son arrivée peut encore être enregistrée.
Plusieurs profils régulièrement associés à Marseille sont toujours disponibles. Le premier est Tanguy Ndombele, arrivé au terme du contrat de deux saisons signé avec Nice en 2024. Un accord avec l’ancien Lyonnais a même été évoqué dans les dernières heures du marché.
Le milieu de 29 ans connaît parfaitement Bruno Genesio, sous les ordres duquel il avait explosé à l’OL. Techniquement, son profil correspond au manque de créativité et de percussion observé dans l’entrejeu marseillais. Sa condition physique et ses exigences salariales représenteraient toutefois deux interrogations importantes.
Sofiane Boufal est également disponible depuis la fin de son passage au Havre. Le Marocain apporterait de la créativité et une capacité à éliminer dans les petits espaces, même s’il évolue davantage dans le secteur offensif.
En défense, Diogo Leite représente peut-être l’occasion la plus séduisante. L’Union Berlin a confirmé son départ libre à la fin de la saison dernière et le Portugais possède une solide expérience de la Bundesliga. Il serait toutefois courtisé par plusieurs formations étrangères, dont Leeds. Son statut de joueur libre est notamment confirmé par Bulinews.
Enfin, Krépin Diatta pourrait renforcer le couloir droit. L’international sénégalais est officiellement libre depuis son départ de Monaco, après plus de 140 matchs sous le maillot de l’ASM, comme l’a annoncé le club monégasque.
Deuxième opportunité : utiliser le joker français
L’OM dispose également de son joker. Le règlement permet à un club de Ligue 1 de recruter un joueur supplémentaire après la fermeture du mercato, à condition que celui-ci soit licencié dans un club français.
Cette solution offrirait beaucoup plus de choix à la direction marseillaise. L’OM pourrait négocier avec une autre formation de Ligue 1 ou de Ligue 2 afin de recruter un milieu de terrain, un défenseur ou un élément offensif immédiatement opérationnel.
Mais Marseille ne pourra utiliser ce dispositif qu’une seule fois. Le choix devra donc être parfaitement ciblé et répondre au besoin considéré comme le plus urgent par Bruno Genesio.
Après les départs enregistrés cet été et la blessure de Nnadi, le recrutement d’un milieu de terrain semble désormais prioritaire. Le club pourrait cependant également privilégier un défenseur central si Diogo Leite venait à choisir une autre destination.
Pas de joker médical pour remplacer Nnadi
La grave blessure de Nnadi a fait apparaître l’idée d’un joker médical supplémentaire. Mais le règlement de la LFP est beaucoup plus restrictif qu’une simple indisponibilité de plusieurs mois.
Un club peut recruter un joker médical en cas de décès d’un joueur sous contrat, de blessure grave d’un gardien ou de blessure d’un joueur survenue avec l’équipe de France et entraînant au moins trois mois d’incapacité. Ces conditions figurent dans le règlement administratif de la LFP.
Nnadi est un joueur de champ, international nigérian, et s’est blessé avec l’OM contre Monaco. Sa situation ne semble donc correspondre à aucun des cas prévus.
Sauf évolution réglementaire ou interprétation exceptionnelle de la Ligue, Marseille ne devrait pas pouvoir cumuler un joker médical avec son joker classique pour cette blessure.
McCourt doit maintenant accepter d’investir
La vraie question n’est donc plus de savoir si l’OM peut encore recruter. Il le peut. La question est de savoir si Franck McCourt acceptera de débloquer les moyens nécessaires.
Un joueur libre ne coûte aucune indemnité de transfert, mais il faut assumer son salaire, sa prime à la signature et les commissions entourant l’opération. Le joker français nécessiterait probablement une indemnité en plus de la rémunération du joueur.
Après un été vécu comme un immense déclassement par les supporters, une arrivée ambitieuse permettrait à McCourt d’envoyer un premier signal positif. Ndombele apporterait une réponse immédiate à la blessure de Nnadi, Diogo Leite renforcerait une défense amoindrie et Diatta offrirait une précieuse polyvalence.
L’OM possède encore deux portes de sortie : le marché des joueurs libres et le joker français. Elles ne resteront pas ouvertes éternellement. À Franck McCourt, désormais, de décider s’il souhaite réellement les franchir.





















