Inventaire des griefs à son encontre.
Le jeu
Oscar Garcia est arrivé avec l'étiquette d'un coach offensif, adepte du beau jeu. Mais depuis le début de la saison, l'ASSE peine à produire un jeu de qualité. Son meilleur match a été le premier, contre Nice. L'équipe était entrée dans son championnat du bon pied. Elle s'était imposée avec la manière, en allant cherchant les Nià§ois dans leur camp. Une stratégie vite récompensée par l'ouverture du score de Jonathan Bamba, qui avait profité du pressing et d'un bon centre d'Oussama Tannane. Cette première victorieuse avait séduit. Mais elle est restée sans suite, pour l'instant, l'équipe n'ayant vraiment maà®trisé aucun de ses matches, pas màªme celui remporté 3-0 contre Amiens, qui avait touché deux fois les poteaux de Stéphane Ruffier.
Les résultats
L'ASSE a remporté ses trois premiers matches de championnat avant de s'incliner avec les honneurs à Paris. Mais depuis, ses résultats sont moins bons : elle n'a remporté qu'une seul de ses quatre dernières rencontres, à Dijon, pour deux nuls à domicile contre Angers et Rennes, et une défaite à Troyes. Troisième après 6 journées, 4e après 7, l'ASSE est redescendue à la 7e place. Rattrapée par la piètre qualité de son jeu, l'équipe de Garcia avait été en réussite jusqu'à son déplacement dans l'Aube, avec quatre pénaltys obtenus et surtout huit frappes renvoyées par les montants de Ruffier lors des sept premières journées. Cette érosion des résultats est d'autant plus inquiétante que les Verts avaient un calendrier favorable : Troyes, 9e, est le mieux classé des cinq derniers adversaires qu'ils ont affrontés.
Son coaching défensif
Garcia tâtonne. Il n'arrive pas à dégager une équipe type. Depuis le début de la saison, il n'a reconduit qu'une seule fois la màªme équipe : c'était à Caen, après la victoire contre Nice. Depuis, le successeur de Galtier a troqué à deux reprises son 4-3-3 pour un 3-4-3 : à Paris et, plus surprenant, contre Rennes à Geoffroy-Guichard. Après une première mi-temps catastrophique, l'Espagnol avait vite revu ses plans. Il en a fait de màªme à Troyes, où il avait débuté le match dans un 4-2-3-1, avec Monnet-Paquet et Hernani sur les côtés, et Cabella en soutien de Bamba. La présence sur le banc au coup d'envoi de Diony, Sà¶derlund et Hamouma, au stade de l'Aube, a surpris, là encore. Et les tentatives de “réajustement” de Garcia, qui a changé plusieurs fois son dispositif en deuxième mi-temps, n'ont pas porté leurs fruits, malgré la supériorité numérique de son équipe.
Ses choix
Plusieurs choix opérés par Garcia depuis le début de la saison peuvent laisser sceptique. Le Catalan a ainsi décidé de laisser partir Oussama Tannane alors que le Marocain avait livré deux bons matches contre Nice et à Caen. Robert Beric n'est pas davantage entré dans ses plans, au contraire d'un Saidy Janko qui enchaà®ne les titularisations alors qu'il peine à convaincre et que sa présence oblige Ronaël Pierre-Gabriel à évoluer à gauche, sur son mauvais pied. Pas l'idéal pour produire du jeu. Le faible temps de jeu d'Hernani depuis le début de la saison, la non utilisation d'Alexandros Katranis ou encore l'absence de Bryan Dabo au coup d'envoi du match face à Rennes ont également pu surprendre.
Laurent Hess, à Saint-à‰tienne




















