Souvenez-vous : il y a un an, Salma Hayek illuminait Instagram en maillot rennais, symbole d’un club porté par l’enthousiasme et la proximité avec ses supporters. Aujourd’hui, alors que la Bretagne rennaise se débat sur d’autres terrains, ce flashback prend une saveur bien particulière.
Quand la famille Pinault faisait battre le cœur rennais
Le 5 septembre 2025, le Stade Rennais vibrait à l’unisson autour d’un événement inattendu : Salma Hayek, compagne de François-Henri Pinault, alors toujours propriétaire du club, publiait une photo d’elle sur Instagram, rayonnante dans un maillot orange fluo aux couleurs du club. À 59 ans, la star mexicaine soufflait ses bougies en envoyant “de l’amour” aux supporters bretons, son message chaleureux et glamour récoltant un raz-de-marée de likes et de commentaires. Plus qu’un simple coup d’éclat people, ce geste venait rappeler le lien quasi familial entre la famille Pinault et le Stade Rennais, un club alors serein sur le plan institutionnel, ambitieux sur le marché des transferts, et porté par une ferveur qui dépassait le rectangle vert.
À l’époque, la vie était douce pour les supporters Rouge et Noir. Le club s’affichait solide, bien ancré en Ligue 1, et rêvait d’Europe. L’image de Salma Hayek venait parachever cette dynamique, symbole d’une institution à la fois glamour et proche de ses fans, où tout semblait possible.
Un an plus tard : retour sur terre pour les Rouge et Noir
Douze mois ont passé, et le décor a bien changé du côté de la Piverdière. Si la famille Pinault reste discrètement en retrait, Rennes a opéré une mue profonde. Sur le terrain, le club s’est stabilisé en Ligue 1, mais l’euphorie d’antan s’est diluée dans les réalités d’un groupe en reconstruction. La saison a débuté dans la sérénité relative, avec un effectif remodelé et des ambitions européennes toujours présentes, comme en témoigne la présence du club en Ligue Europa.
Mais les projecteurs, eux, se sont déplacés. La tension monte autour des jeunes à fort potentiel, comme Abdelhamid Aït Boudlal, désormais sous pression après un été mouvementé, tandis que le mercato fait la part belle à la prudence et aux choix stratégiques. Les gros coups médiatiques ont laissé place à des dossiers administratifs et des ajustements de dernière minute, à l’image du feuilleton Bryan Reynolds ou des subtilités sur la liste européenne. Même la communication du club s’est durcie, Franck Haise n’hésitant pas à recadrer journalistes et joueurs.
En un an, Rennes est passé du glamour people à la rigueur sportive, du buzz sur Instagram à la gestion de la concurrence et des attentes. Le club continue d’avancer, mais la parenthèse enchantée incarnée par Salma Hayek paraît bien loin : aujourd’hui, c’est la solidité et la cohésion qui priment, loin des paillettes mais plus que jamais dans le vrai du football.




















