À LA UNE DU 1 OCT 2026

FC Nantes : l’ASSE, John Textor et Gérard Lopez plombent la vente du club

Par Bastien Aubert - 1 Oct 2026, 12:40
Gérard Lopez

Si le processus de vente du FC Nantes est bien engagé, des zones d’ombre atténuent encore l’enthousiasme général des supporters des Canaris.

Le FC Nantes est peut-être à quelques semaines de tourner définitivement la page Waldemar Kita. Un accord de principe a été signé entre le propriétaire des Canaris et Paulo Tavares, qui représente un groupe d’investisseurs français, portugais et luxembourgeois. 

Tavares, un nom qui rappelle l’échec à l’ASSE

La transaction valoriserait le club à plus de 100 millions d’euros. Mais l’opération doit encore franchir plusieurs étapes, notamment le passage devant la DNCG.  Et c’est précisément ce passage devant le gendarme financier du football français qui nourrit aujourd’hui les interrogations. Paulo Tavares n’est pas un inconnu pour les supporters français. Avant de se retrouver au centre du projet de reprise du FC Nantes, il avait déjà été associé à une tentative de rachat de l’AS Saint-Étienne. 

Le projet n’avait finalement pas abouti avant l’arrivée de Kilmer Sports Ventures.  Cet antécédent suffit aujourd’hui à provoquer une certaine méfiance chez une partie des supporters nantais. Un supporter des Verts, Joss Randall, a notamment résumé sur RMC Sport ses réserves concernant cette précédente tentative : « Quand vient l’étape de présenter les fonds, ça bloque. » Un souvenir qui forcément revient au premier plan alors que Tavares doit désormais convaincre la DNCG de la solidité de son nouveau projet.

Le financement, le grand point d’interrogation au FC Nantes 

C’est surtout sur le montage financier que les interrogations deviennent plus sérieuses. Romain Molina a consacré une partie de ses révélations récentes au projet nantais et estime que plusieurs éléments restent à éclaircir, notamment autour du financement du rachat. Son analyse remet en question la solidité du montage présenté autour de Tavares. Selon les éléments rapportés à partir de son enquête, une enveloppe de 30 millions d’euros placée sous séquestre pour répondre aux exigences du passage devant la DNCG proviendrait de financements à taux élevés. Cette information doit toutefois être considérée comme une révélation attribuée à Molina et non comme un élément officiellement validé par la DNCG ou le FC Nantes.

C’est là que les noms de John Textor, Gérard Lopez ou encore Joe DaGrosa entrent dans le débat. Ces investisseurs ont tous utilisé, à des degrés différents, des montages financiers reposant notamment sur de la dette ou des financements externes dans leurs projets de football. Leurs expériences à l’OL ou aux Girondins de Bordeaux ont ensuite alimenté de nombreuses critiques sur la soutenabilité de leurs modèles. Cela ne signifie évidemment pas que le projet Tavares connaîtra le même destin mais pour la DNCG, la question essentielle reste la même : quelles garanties financières sont réellement apportées et quelle capacité le futur propriétaire aura-t-il à soutenir durablement le club ?

La DNCG doit encore trancher

C’est donc le véritable rendez-vous. L’accord de principe entre Waldemar Kita et le groupe emmené par Tavares constitue une avancée majeure, mais il ne signifie pas encore que la vente est définitivement bouclée. Le projet doit notamment passer devant la DNCG, qui examinera sa structure financière et les garanties apportées aux Canaris. Pour les supporters du FC Nantes, l’enthousiasme est donc forcément accompagné d’une certaine prudence.

Après dix-neuf années sous l’ère Kita, le changement de propriétaire pourrait représenter un tournant historique. Mais avant de parler de nouvelle ère, il faudra d’abord que le projet Paulo Tavares franchisse le dernier obstacle : celui des garanties financières. Et c’est précisément à ce moment-là que son précédent à Saint-Étienne et les interrogations soulevées autour de son financement pourraient peser lourd.

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