Romain Molina confirme que le FC Nantes serait à deux doigts d’être vendu mais annonce une terrible vengeance de Waldemar Kita.
Dans sa déni§re vidéo, très vue par les supporters, Romain Molina confirme que le processus de vente du FC Nantes est en bonne voie mais il apporte quelques précisions d’importance. Le FC Nantes est-il enfin sur le point de tourner la page Waldemar Kita ? Après dix-neuf années à la tête du club, le propriétaire nantais serait désormais tout proche de céder les rênes.
Molina refroidit brutalement le dossier au FC Nantes
Selon L’Équipe, un protocole d’accord de vente aurait été signé mardi avec un pool d’investisseurs emmené par Paulo Tavares, dans une opération qui pourrait avoisiner les 100 millions d’euros hors bonus. Le dossier doit encore passer par plusieurs étapes, notamment la consultation du comité d’entreprise et la DNCG. Mais derrière cette avancée, une nouvelle polémique est en train de naître.Alors que la vente semblait enfin prendre une tournure concrète, Romain Molina s’est montré extrêmement critique envers le projet porté par Paulo Tavares.
Ces dernières semaines, le journaliste avait déjà qualifié le dossier de reprise de « vaste blague », mettant notamment en doute sa solidité et les garanties présentées. Et sa dernière analyse va encore plus loin. Selon les propos rapportés par Emmanuel Merceron, Molina aurait notamment expliqué que Waldemar Kita serait prêt à renoncer à une partie importante de la valorisation attendue plutôt que de vendre à certains anciens visages du collectif nantais. « Kita préfère s’asseoir sur ses 150M plutôt que de vendre à des anciens du collectif nantais », a-t-il affirmé. Une phrase qui en dit long sur la défiance supposée du propriétaire envers certains candidats ou interlocuteurs liés au projet.
Une vengeance de Kita contre le FC Nantes ?
Le paradoxe est saisissant. Alors que Molina continue de remettre en cause le projet de reprise, L’Équipe affirme de son côté qu’un accord aurait bien été signé entre la famille Kita et le groupe d’investisseurs conduit par Paulo Tavares. Le montant évoqué tourne autour de 100 millions d’euros hors bonus, tandis que d’autres sources avancent un montant pouvant atteindre 125 millions selon les conditions prévues. Mais la vente n’est pas encore définitivement bouclée. Le passage devant la DNCG sera notamment déterminant avant que le changement de propriétaire puisse être considéré comme acté. C’est là que la lecture de Merceron devient particulièrement explosive.
En résumant la vidéo de Molina, le journaliste nantais estime que le propriétaire pourrait laisser le dossier Tavares avancer malgré ses doutes, avec une motivation qui dépasserait largement les considérations financières. « Très dark fin de vidéo de Romain Molina, qui laisse entendre que Kita laisse ce dossier Tavares avancer pour se venger de tous les bâtons dans les roues qu’il a pris depuis des années », explique-t-il. Merceron poursuit en évoquant l’hypothèse selon laquelle Kita chercherait à faire payer la municipalité et certains supporters après dix-neuf années de tensions : « En gros, Kita laisserait ce dossier qu’il considère bancal avancer, car il veut crever le FC Nantes pour se venger des 19 ans de bâtons dans les roues mis par la municipalité et les supporters. » Une accusation extrêmement grave, qui reste à ce stade une interprétation rapportée des propos de Molina.
Le spectre d’un scénario catastrophe surgit
Cette hypothèse doit donc être prise avec beaucoup de précautions. Le protocole de vente rapporté par L’Équipe montre néanmoins que le dossier Tavares a franchi une étape majeure. Il ne s’agit plus seulement d’une rumeur : les négociations seraient arrivées à un stade très avancé. Mais les doutes autour de la solidité du projet restent importants.
Le FC Nantes, relégué en Ligue 2 au printemps dernier, se trouve dans une situation sportive et économique délicate. La future direction devra donc présenter des garanties solides devant les instances du football français. Pour les supporters nantais, l’espoir d’un changement d’ère est désormais réel. Mais si les alertes lancées par Molina devaient se confirmer, la fin de l’ère Kita pourrait prendre une tournure beaucoup plus inquiétante que prévu.
















