À l’approche du gong final du mercato hivernal, le Stade Rennais multiplie les pistes pour se renforcer au milieu. Mais la piste menant à Anthony Dennis (21 ans), révélation de la Süper Lig turque avec Göztepe, tourne au casse-tête.
L’urgence se fait sentir au Stade Rennais. Avec des départs actés ou presque, comme Seko Fofana qui file vers Porto, et un effectif à la recherche d’un vrai leader dans l’entrejeu, le club breton veut frapper un grand coup avant que le rideau ne tombe sur le marché des transferts. Les difficultés de Djaoui Cissé à s’imposer ainsi que la situation de Glen Kamara, définitivement écarté, poussent la direction à activer tous les réseaux pour renforcer la sentinelle devant la défense. Dans ce contexte, les espoirs se portent désormais sur la Turquie.
Dennis, révélation nigériane en turquie
À 21 ans, Anthony Junior Dennis a crevé l’écran avec Göztepe cette saison. Originaire de Kaduna au Nigeria, ce milieu défensif d’1,79 m s’est démarqué en Süper Lig par sa puissance, sa justesse et sa polyvalence. Titulaire indiscutable depuis juillet 2023, il affiche déjà trois buts en dix-sept matchs et un temps de jeu impressionnant, couvrant 81,81 % des minutes possibles. Selon Jeunes Footeux, sa capacité à évoluer en sentinelle ou en relayeur colle parfaitement aux besoins du système 3-5-2 d’Habib Beye. Sa progression fulgurante, tant en performance qu’en valeur marchande – multipliée par vingt en un an, pour atteindre 5 millions d’euros en décembre – intrigue de nombreux recruteurs sur le continent. Avec un contrat jusqu’en 2027, Dennis est perçu comme l’un des jeunes talents à suivre dans le football africain, et Rennes y voit une opportunité rare dans un secteur où la marge d’erreur, en pleine bataille pour l’Europe, est quasi nulle.
Rennes prêt à bouger, mais göztepe ne lâche rien
Sur le papier, le profil de Dennis coche toutes les cases pour un Stade Rennais en quête de sang neuf. Loïc Désiré, le directeur sportif, a déjà pris la température du dossier. Mais Göztepe, parfaitement conscient de la cote grandissante de leur joyau, campe sur ses positions avec une exigence de 12 millions d’euros. Les dirigeants rennais, ayant récemment investi plus de 10 millions sur d’autres dossiers comme Szymanski, privilégient un montage plus souple, idéalement un prêt avec option d’achat. Or, du côté turc, l’ouverture n’est pas de mise.
Somme demandée, stratégie et concurrence féroce
La tension s’accentue à mesure que les heures filent. Le Stade Rennais n’est pas seul sur le coup : le RB Leipzig surveille également de près l’évolution du dossier. Cette concurrence européenne risque de précipiter les négociations, et de faire encore grimper les enchères, d’autant que Göztepe n’a aucune pression pour vendre. En interne, on scrute toutes les solutions, conscient que le club ne peut pas se permettre de terminer la saison sans réguler le cœur du jeu, surtout après l’accord officialisant le départ de Kader Meïté à Al-Hilal.
L’enveloppe transfert entamée sur d’autres priorités limite la marge. Malgré la volonté de ne pas rater l’opportunité, Rennes doit composer avec ses moyens et l’inflexibilité turque, tout en gardant un œil sur l’offensive de l’Arabie Saoudite pour Kader Meïté dans un contexte déjà hautement concurrentiel sur les dossiers chaud du club.
Dénouement encore incertain pour les rouge et noir
Dans cet ultime sprint, rien n’est joué. Göztepe ne veut pas brader son joueur clé, tandis que Rennes doit agir vite pour combler un secteur affaibli. La pression de la fermeture du marché s’intensifie chaque heure, alimentant la spéculation. À la veille du clap de fin, le suspense demeure entier et les supporters retiennent leur souffle : la révélation Dennis endossera-t-elle bientôt le maillot rennais ou restera-t-il le symbole d’un hiver frustrant pour les Rouge et Noir ? Rendez-vous dans les prochaines heures pour le verdict.





















