Un mois à peine après sa prise de fonction, Alvaro Arbeloa fait déjà face à un réel malaise dans le vestiaire du Real Madrid. Rêve de continuité ou début de crise ? Au centre d’entraînement de Valdebebas, la promesse d’un nouveau souffle s’étiole, laissant place aux tensions et aux doutes…
Le 12 janvier dernier, le Real Madrid a tranché : Alvaro Arbeloa, jusqu’alors manager de la réserve, est nommé à la tête de l’équipe première. Il succède à Xabi Alonso, figure respectée, débarquée après une série de relations glaciales avec le groupe. Ce pari rappelle le scénario post-Zidane, mais cette fois, l’histoire ne prend pas tout à fait le même chemin.
Le vestiaire l’a compris d’emblée : la rupture avec Alonso entraîne son lot d’incertitudes tactiques et d’attentes contradictoires. Certains y voient un cycle qui redémarre, d’autres une pression de tous les instants.
Résultats décevants et polémiques récurrentes au Real Madrid
Sur le terrain, le constat est brutal. En quelques semaines, le Real a vécu :
- L’élimination douloureuse en Coupe du Roi contre Albacete (2-3)
- Une sortie de route en Ligue des Champions face à Benfica (2-4)
- Des victoires étriquées en Liga, entachées de polémiques arbitrales, comme face au Rayo Vallecano
Malgré la présence de Kylian Mbappé, impressionnant sur le plan individuel, le collectif peine à convaincre. Résultat : la confiance s’effrite et la conviction de pouvoir aller loin dans les compétitions européennes s’efface.
Pour creuser ces ressentis, les premières tensions entre Arbeloa et le vestiaire du Real Madrid sont déjà évoquées jusque dans la presse spécialisée. Et la Cadena Ser va plus loin en ce milieu de semaine.
Un vestiaire divisé au Real Madrid
Selon le média ibérique, si l’entourage du club vante une meilleure ambiance quotidienne — moins de tension qu’avec Alonso — le constat dans le vestiaire est plus nuancé. Certains joueurs n’hésitent plus à exprimer leur perplexité, voire leur opposition sur certains choix sportifs ou de management.
- Des décisions de composition inattendues, comme la mise à l’écart de Ceballos à Lisbonne
- L’impression de suivre les mêmes méthodes d’entraînement que l’équipe réserve
- Un management jugé trop proche, presque amical, sans l’autorité attendue à ce niveau
La phrase qui circule : “Quand les joueurs voient les compositions et les changements, je ne vais pas dire qu’ils sourient… mais presque.” Une manière de traduire la sensation d’un groupe qui garde ses distances émotionnelles et tactiques avec son coach.
En interne, une fissure se creuse entre les attentes et ce qui est réellement proposé. De nombreux joueurs déplorent un manque d’innovation tactique et un style d’encadrement “trop familial”. Certains, habitués au haut niveau, confient ressentir la sensation d’être encore entraînés “comme le Castilla”.
Le coach surprend. Il s’appuie parfois sur des références originales, comme son clin d’œil au Seigneur des anneaux pour défendre son bilan, mais le rapport de force semble lui échapper sur certains dossiers sensibles. L’exemple Ceballos/Cestero a mis le feu aux poudres, cristallisant la grogne des cadres. L’absence d’évolution nette sur le plan du jeu ou des décisions fortes laisserait également le vestiaire désabusé. Un mois aura donc suffi pour voir se fissurer l’élan et la confiance. Le Real Madrid version Arbeloa doit vite clarifier ses principes et asseoir son autorité, sous peine de voir la saison s’effriter.


















