Sans Roberto De Zerbi et en attendant Habib Beye, l’OM a été incapable de battre le RC Strasbourg malgré deux buts d’avance à un quart d’heure de la fin (2-1). Le successeur de Jacques Abardonado a du pain sur la planche avant d’aller à Brest (vendredi, 20h45).
La crise est toujours bien ancrée à Marseille… Pour la première et probable dernière de Jacques Abardonado sur le banc de touche, le club phocéen voulait se rassurer devant un RC Strasbourg qui n’avait plus gagné au Vélodrome depuis 20 matchs. La victime parfaite pour se relancer.
Et, comme un symbole, il a fallu l’entrée en scène d’un Virage Nord boudeur pour que les Marseillais pensent pouvoir faire perdurer cette malédiction. Alors que le match se disputait jusqu’alors dans une ambiance de cathédrale, Mason Greenwood a mis à profit une offrande d’Amine Gouiri pour ouvrir le score (1-0, 15e).
Cet OM a joué plus juste
Globalement, Abardonado a su redonner confiance à ses joueurs en jouant plus simple et plus directement que sous Roberto De Zerbi, sans relancer de derrière à tout-va. Plus de muscles et d’envie dans les intentions sont également à noter. En témoigne le deuxième but de l’OM, œuvre de Gouiri sur un enroulé dont il a le secret (2-0, 47e). Entre temps, les Marseillais n’avaient concédé peu d’occasions et été plus denses dans l’impact, sans être géniaux non plus.
Les mêmes maux dans le money time
Car si cet OM-là avait enfin su utiliser les ingrédients qu’il fallait pendant la majeure partie de la rencontre, il est aussi retombé dans ses travers en encaissant un but de Nanasi (1-2, 73e), puis en provoquant un penalty par Emerson, transformé par Joaquin Panichelli dans le temps additionnel. Les mêmes maux en somme qu’affichés sous De Zerbi… Avant l’arrivée d’un prochain coach, tout ne s’est donc pas réglé d’un coup de baguette magique.
Bastien Aubert, au Vélodrome







