Il y a douze mois, l’OM faisait trembler le mercato avec des promesses de millions et la piste Aguerd en figure de proue. Aujourd’hui, le club doit composer avec un contexte bien moins flamboyant, révélant l’écart entre les ambitions d’hier et la réalité du jour.
Août 2025 : la fièvre des grandes manœuvres
À l’été 2025, l’OM affichait un appétit féroce sur le marché des transferts. Frank McCourt semblait prêt à ouvrir grand le portefeuille pour répondre à toutes les envies de Roberto De Zerbi. Le club sortait le grand jeu : le prêt de Timothy Weah, l’ambition de frapper encore fort, et surtout la volonté de sécuriser l’arrière-garde avec une recrue de poids. Trois noms circulaient : Nayef Aguerd, la valeur sûre tout juste revenue de Premier League, Igor Julio au profil de roc, et le jeune Joel Ordonez, symbole d’un futur à bâtir. Le côté gauche était aussi en chantier, la succession de Quentin Merlin paraissait cruciale, et tout Marseille attendait le coup de rein décisif qui ferait basculer l’été. Les supporters vibraient à l’idée de voir l’OM concurrencer le PSG avec des renforts XXL, surfant sur la promesse d’un été brûlant et d’un projet relancé à coups d’euros sonnants et trébuchants.
Août 2026 : l’heure des comptes
Douze mois plus tard, c’est un réveil brutal qui secoue la Canebière. Le rêve de grandeur s’est heurté à des vents contraires. Le cas Nayef Aguerd illustre le retournement de situation : arrivé pour 23 millions d’euros, il est aujourd’hui sur le départ, séduit par un retour à la Real Sociedad, alors que l’OM ne lutte plus sur le même terrain. Les priorités ont changé : le club doit vendre pour respirer, comme le montre le prix XXL fixé pour Igor Paixão, devenu principal actif transférable. Le mercato n’est plus une foire aux ambitions, mais une suite de négociations pour limiter la casse. Bruno Genesio, fraîchement arrivé, découvre un effectif jugé décevant, des postes clés en souffrance et une création offensive en berne. Les frictions internes témoignent d’un malaise structurel, tandis que l’enthousiasme populaire s’étiole : le Vélodrome sonne creux, les finances serrent la vis, et la qualification européenne s’est envolée. En un an, l’OM a basculé d’une ère de promesses tapageuses à une gestion de crise larvée, où l’urgence de vendre a supplanté la folie d’acheter. Le contraste est cruel : le club qui rêvait d’exister face au PSG doit aujourd’hui se réinventer avec des moyens limités, loin de l’effervescence estivale d’antan.





















