Il y a un an, le Stade Rennais faisait le buzz en visant Dolberg et Werner, deux noms ronflants pour enflammer son attaque. Douze mois plus tard, l’ambition bretonne s’exprime différemment : retour sur une époque où Rennes voulait taper fort sur le marché, et sur la réalité d’un mercato désormais bien plus pragmatique.
Rennes voulait frapper un grand coup : Dolberg, Werner, des rêves à 20 millions
Le 9 août 2025, les supporters rennais s’autorisaient à rêver. Les réseaux sociaux s’agitaient au rythme des rumeurs Timo Werner et Kasper Dolberg, deux attaquants au pedigree international, alors placés dans le viseur du Stade Rennais. Mohamed Toubache-Ter lâchait ses fameuses « bombes » : Dolberg, ex-Niçois alors à Anderlecht, et Werner, l’Allemand revenu à Leipzig après un passage mitigé à Chelsea et Tottenham, étaient ciblés pour renforcer la ligne offensive. Les chiffres circulaient, et ils avaient de quoi affoler : 7 à 13 millions d’euros estimés pour chacun, des valeurs dignes des plus gros investissements du club. Lyon, concurrent historique, devait renoncer à se mêler à la danse, incapable de suivre. À Rennes, on se prenait à rêver d’un mercato XXL, de grands noms à relancer, comme pour prouver que la place du SRFC était bien sur la scène européenne. Mais si l’enthousiasme était réel, l’incertitude l’était tout autant : ni Dolberg, ni Werner n’arriveront finalement en Bretagne, leurs trajectoires restant éloignées du Roazhon Park.
Un an plus tard : Rennes change de cap, le mercato se fait plus malin
Douze mois plus tard, le décor a changé. Le Stade Rennais n’aligne plus les millions sur des noms clinquants, mais construit par touches mesurées. Le club a certes renforcé son effectif avec des profils prometteurs – Thomasson, Soumaré, Oliveira, Reynolds ou Cresswell – mais les grosses folies semblent loin. Le vrai dossier chaud de l’été concerne le possible retour de Martin Terrier, ex-chouchou du public, et la piste Dilane Bakwa, un ailier au potentiel intéressant mais loin de la stature médiatique d’un Werner ou d’un Dolberg. Plutôt que de surpayer des stars en perte de vitesse, Rennes cible la cohérence et privilégie un recrutement malin, en phase avec la politique portée par Franck Haise, prolongé jusqu’en 2028 pour bâtir dans la durée. L’effectif est profond, la concurrence saine, et le club affiche l’ambition de progresser collectivement, sans la tentation du coup d’éclat isolé. Ce flashback révèle le virage pris par le Stade Rennais : fini les rumeurs spectaculaires, place à la construction méthodique d’un effectif solide, où l’objectif affiché n’est plus de faire rêver sur le marché, mais de confirmer sur le terrain.





















