L’ASSE s’est imposée dans la douleur hier soir sur le terrain de Dijon, au terme d’un scénario renversant. Un quatrième succès en quatre journées qui confirme l’excellent début de saison stéphanois. Mais au-delà des trois points, Ian Cathro a surtout apprécié le caractère affiché par son équipe. Et il y a de quoi.
Tout n’a pas été parfait, loin de là. L’ASSE a connu de sérieux trous d’air à Dijon. Elle a été transpercée à plusieurs reprises, a encaissé deux buts et s’est retrouvée menée 2-1 à l’heure de jeu. Pour la première fois depuis le début de la saison, les Verts ont vraiment vacillé. Mais ils n’ont pas rompu.
Au contraire. Là où le doute aurait pu s’installer, ils ont réagi. Thierno Ballo a signé un doublé et Augustine Boakye a fait basculer la rencontre d’un somptueux bijou du pied gauche. Dans les dernières minutes, profitant de la fatigue dijonnaise, l’ASSE aurait même pu alourdir l’addition. Mais l’essentiel était ailleurs : gagner un match qui semblait lui échapper.
Cathro : « J’ai aimé le tempérament de mes joueurs »
Ian Cathro ne s’y est pas trompé. « Ce n’était pas notre meilleure prestation, mais on a gagné, on avance. Le football, ce n’est pas toujours facile mais on n’a rien lâché, contre une équipe qui nous a proposé une belle adversité. J’ai aimé le tempérament de mes joueurs. J’ai aimé cette victoire, c’est sans doute celle que j’apprécie le plus depuis le début de la saison car elle va nous permettre de progresser en tant que groupe. »
L’Écossais a raison d’insister sur ce point. Les trois premières victoires avaient permis à l’ASSE d’afficher sa qualité et sa puissance. Celle de Dijon a montré autre chose. Face à un adversaire plus coriace que Sochaux, Clermont ou Grenoble, les Verts ont dû aller chercher les trois points avec les tripes.
Avec 12 points sur 12, leur début de saison est parfait. Leur prestation en Bourgogne ne l’a pas été. L’absence de Jakob Breum s’est notamment ressentie dans l’animation offensive. Mais l’ASSE a compensé par ses ressources mentales et sa profondeur de banc, avec notamment les retours de Ben Old et Nadir El Jamali.
Quelque chose a changé à l’ASSE
C’est sans doute le principal enseignement de cette soirée. La saison dernière, pas sûr que les Stéphanois auraient été capables de renverser une telle rencontre. Trop souvent, ils avaient baissé pavillon dans les moments difficiles. À Dijon, ils ont refusé la défaite.
Quelque chose semble avoir changé dans cette équipe. Pas seulement dans le jeu ou dans l’expression collective. Dans les têtes aussi. Il y a davantage d’agressivité, de confiance, de solidarité et cette volonté de ne jamais lâcher. Les recrues apportent un souffle nouveau et Ian Cathro n’est évidemment pas étranger à cette évolution.
Dans sa volonté d’écrire un nouveau chapitre de la glorieuse histoire de l’ASSE, le technicien écossais sait que certaines victoires valent plus que trois points. Celle de Dijon pourrait en faire partie. Parce qu’elle soude un groupe, renforce ses certitudes et lui prouve qu’il peut aussi gagner lorsqu’il joue moins bien.
La suite dira si ce succès était véritablement fondateur. Mais avant d’affronter Montpellier, Dunkerque, Metz puis Rodez, avec une adversité qui promet encore de monter d’un cran, l’ASSE vient de s’offrir une certitude supplémentaire : cette équipe a du caractère. Et dans une saison où l’objectif est de retrouver la Ligue 1, ce n’est certainement pas la moins importante.
Bien joué les Verts ! 💚 pic.twitter.com/gUAxSLl2Yc
— AS Saint-Étienne (@ASSEofficiel) August 31, 2026




















