Alors que la vente du FC Nantes semblait pouvoir être officialisée rapidement, le clan Kita appelle à la prudence. Autorisé à s’exprimer au nom du président nantais, Jacky Bonnevay assure que le projet porté par Paulo Tavares doit encore franchir plusieurs étapes décisives.
Le clan Kita tempère l’optimisme
On vous en parlait ce jeudi : une date d’officialisation de la vente du FC Nantes avait commencé à circuler. Mais quelques heures plus tard, Jacky Bonnevay a sensiblement refroidi ce calendrier sur le plateau de Jour de Foot, sur Canal+Foot.
L’ancien adjoint de Claude Puel a reçu l’autorisation de Waldemar Kita de présenter la position du propriétaire des Canaris. Et celle-ci est claire : le changement de propriétaire n’est pas encore acté. « Rien n’est fait à ce jour. Un protocole d’accord de principe a été signé, mais ce n’est pas un accord de vente », a-t-il expliqué dans des propos également relayés par Tribune Nantaise.
La DNCG attendue sur les garanties financières
Waldemar Kita aurait bien choisi le projet de Phoenix Sports Invest, porté par Paulo Tavares, parmi trois offres. Il reste toutefois à vérifier que le candidat au rachat possède les moyens nécessaires pour garantir la pérennité de l’opération. « C’est désormais à la DNCG de vérifier leur capacité financière à racheter le club », précise Bonnevay.
Cette étape sera particulièrement observée, alors que le parcours de Paulo Tavares dans de précédents projets de reprise alimente déjà les réserves. Son intérêt passé pour l’ASSE avait notamment buté sur la présentation des fonds, comme l’a rappelé un chroniqueur spécialisé dans le club stéphanois.
« Quand vient l’étape de présenter les fonds, ça bloque… » Le précédent projet de rachat de l’ASSE par Paulo Tavares nourrit les interrogations autour du dossier nantais.
— @ManuMerceron https://twitter.com/ManuMerceron/status/2105417484538986998
Un prix inférieur aux 125 M€ évoqués
Le clan Kita dément par ailleurs le montant global de 125 millions d’euros, bonus compris, apparu ces derniers jours. Selon David Berger, journaliste à Canal+, la transaction se situerait plutôt entre 70 et 75 millions d’euros. Une valorisation qui resterait importante dans le contexte économique actuel du football français.
Jacky Bonnevay insiste également sur la volonté de Waldemar Kita de protéger la maison Jaune et Verte. Le dirigeant franco-polonais redoute notamment un scénario comparable à celui vécu par Bordeaux. Si les garanties attendues ne sont pas réunies, il conservera donc la présidence du FC Nantes.
Kita usé mais pas prêt à vendre à tout prix
Après bientôt vingt ans à la tête du club, Waldemar Kita ressentirait une réelle usure, notamment financière. « Il a mis beaucoup d’argent », rappelle Bonnevay, qui reconnaît aussi que le président nantais « n’a peut-être pas tout bien fait sportivement ».
Malgré la relégation des Canaris en Ligue 2, la volonté de tourner la page existe bien. Mais le protocole signé ne constitue qu’une première avancée : tant que la solidité financière de Phoenix Sports Invest n’aura pas été validée, Waldemar Kita restera aux commandes.

















