Paulo Tavares, qui s’est pris le bec avec les supporters du FC Nantes, continue pourtant d’avancer dans son projet de reprise du club.
Le feuilleton de la vente du FC Nantes continue de s’intensifier. Fin septembre, un accord de cession aurait été signé entre Waldemar Kita et Phenix Sports Invest, le groupe d’investisseurs emmené par Paulo Tavares.
Le 14 octobre, une échéance importante au FC Nantes
Le montant de l’opération serait proche de 100 millions d’euros, hors bonus. Mais plusieurs obstacles restent à franchir avant que le changement de propriétaire puisse devenir effectif. Selon L’Équipe, Paulo Tavares et ses équipes espèrent rassembler l’ensemble des pièces réclamées d’ici au mercredi 14 octobre. L’objectif est de présenter un dossier suffisamment solide pour obtenir un rendez-vous avec la Direction nationale du contrôle de gestion. Une audition pourrait ensuite être organisée une dizaine de jours plus tard, à condition que les exigences préalables soient satisfaites. Attention toutefois : le 14 octobre correspond à l’échéance visée pour réunir les documents, et non à une date d’audition déjà confirmée par la DNCG.
C’est le principal obstacle auquel sont confrontés les repreneurs. La DNCG réclame une garantie de 25 millions d’euros, qui devra être bloquée sur un compte bancaire. Cette somme aurait été calculée en fonction du déficit structurel du FC Nantes sur les trois dernières saisons. L’objectif est de s’assurer que les futurs propriétaires disposent des moyens nécessaires pour couvrir les besoins financiers du club après la vente. Mais cette garantie ne suffira pas à elle seule. Les investisseurs doivent également fournir des justificatifs sur l’origine des fonds, détailler la structure de leur actionnariat et présenter un plan de financement sur trois ans. Une enquête de moralité indépendante leur est aussi demandée.
Le projet Tavares fragilisé par les tensions
Le dossier a déjà subi un premier coup dur avec l’avis défavorable, rendu à l’unanimité, du comité social et économique du FC Nantes. Les représentants des salariés ont exprimé leurs inquiétudes concernant la fiabilité du projet, la sécurité des emplois et l’avenir du club. Même si cet avis est consultatif, il représente un signal négatif pour le camp Tavares. Le projet est donc loin de faire l’unanimité à Nantes. Paulo Tavares doit désormais convaincre sur le plan financier, mais aussi rassurer les différentes parties prenantes du club.
Pour Waldemar Kita, l’enjeu est majeur. Après près de vingt ans à la tête des Canaris, le propriétaire pourrait enfin céder le club si l’opération aboutit. Mais malgré l’accord de cession annoncé, rien n’est encore définitif. La DNCG peut s’opposer à la vente si elle estime que les garanties apportées par les investisseurs sont insuffisantes. Le mercredi 14 octobre constitue donc une échéance importante pour le projet de reprise. Les prochains jours permettront de savoir si Paulo Tavares et ses associés sont en mesure de répondre aux exigences du gendarme financier. Au FC Nantes, le changement d’ère reste possible, mais le dossier doit encore franchir plusieurs étapes décisives.

















