FC Nantes – Girondins (1-0) : pourquoi Nicolas Pallois était programmé pour être le héros du 100e derby

Le défenseur Nicolas Pallois a inscrit l’unique but de FC Nantes – Girondins de Bordeaux (1-0) cet après-midi. Nul autre que lui, finalement, ne méritait cet honneur.

On a rarement connu derby de l’Atlantique aussi peu intéressant, sportivement parlant. Le FC Nantes comme les Girondins de Bordeaux sont englués dans une crise qui dure, leur jeu est laborieux, leurs résultats mauvais et, comble du désastre, il y a eu la tragique disparition d’Emiliano Sala durant le mercato, un joueur passé par les deux clubs. Bref, il n’y avait pas grand-chose à attendre de bon de ce 100e derby de l’histoire si ce n’est un héros, un vrai. Et ce ne pouvait être que Nicolas Pallois.

Parce qu’il a été touché plus que les autres par la disparation de Sala

La semaine dernière, Nicolas Pallois n’était pas à Monaco avec ses partenaires. Il était en Argentine pour assister aux obsèques d’Emiliano Sala. L’attaquant et lui étaient de grands amis. La disparition de ce proche a énormément touché Pallois, qui a tenu, malgré son chagrin, à jouer. La Beaujoire lui a rendu plusieurs fois un vibrant hommage pour son engagement. Mais la plus belle des récompenses ne pouvait venir que du terrain et elle est arrivée avec ce but inscrit à la 51e d’une volée du pied gauche sur corner.

Parce que son histoire avec les Girondins s’était mal terminée

C’est à Bordeaux, entre 2014 et 2017, que le grand défenseur central s’est révélé après avoir joué à Valenciennes, Laval et Niort. Chez les Girondins, il était titulaire mais, surprise, ses dirigeants ont refusé de prolonger un contrat arrivant à expiration en 2018. Plutôt que le voir partir librement, ils ont décidé de le vendre un peu contre son gré à l’été 2017. Le FC Nantes a flairé la bonne occasion et n’a pas eu à le regretter. Surtout pas cet après-midi.

Parce que les Canaris avaient besoin d’un sauveur pour stopper l’hémorragie

On l’a dit, il s’agissait du 100e derby de l’Atlantique. Mais cela faisait surtout huit matches que les Canaris n’avaient plus battu leurs grands rivaux. Une telle série négative s’était déjà produite à deux reprises par le passé, une pour chaque camp. Mais aucun n’avait fait grimper le curseur jusqu’à neuf. Si le FC Nantes ne voulait pas rentrer dans l’histoire du derby, il lui fallait donc battre son grand rival. Et qui mieux que le grand guerrier Pallois pour mener ses troupes vers la victoire ?

R.N.

 

Raphaël Nouet

Journaliste à But! depuis 2001