Passé numéro deux derrière Matvei Safonov après sa blessure à Monaco (0-1) il y a trois semaines, Lucas Chevalier ne se décourage pas. Mais l’entourage du gardien du PSG se montre, lui, particulièrement remonté !
Ce vendredi, L’Equipe consacre une double page à la concurrence entre Matvei Safonov et Lucas Chevalier au PSG. Le second nommé a été recruté durant l’été pour succéder à Gianluigi Donnarumma dans la peau du titulaire. Mais après sa blessure à Monaco (0-1) il y a trois semaines, il a vu le Russe réaliser des prestations impeccables contre Rennes (5-0), Bilbao (0-0) et Metz (3-2) avant de devenir le héros de la finale de la Coupe Intercontinentale, avec quatre pénaltys arrêtés contre Flamengo (1-1, 2 t.a.b. à 1). Si le joueur et son entourage font passer le message que l’ancien Lillois est très serein par rapport à ce déclassement, l’un de ses proches tient des mots très durs.
« On lui a bien savonné la planche »
« Sa vue n’a pas été trop approuvée, les gens se sont demandé pourquoi prendre Chevalier à la place d’un Donnarumma XXL. Il y a eu beaucoup de choses ces derniers temps. Les médias ne l’ont pas épargné. On lui a bien savonné la planche. Mais ça va lui servir et le faire grandir. Au moins, il n’est plus dans les radars, il va pouvoir se régénérer mentalement. » A l’entendre, on a l’impression que les supporters du PSG ne voulaient pas de l’ancien Lillois. Une déclaration aux teintes paranoïaques qui ne colle pas vraiment avec le message véhiculé par les autres proches interrogés.
D’ailleurs, l’un d’entre eux rappelle que Lucas Chevalier avait vécu la même mésaventure au LOSC, quand il avait vu Oréstis Karnézis titularisé pour un match de Coupe de France contre Ajaccio (3-1, le 7 mars 2021) alors que lui était la doublure de Mike Maignan. Ce proche raconte : « Il ne l’avait pas bien pris. Mais il a déjà connu ce genre de situation, où il se dit qu’il va jouer et que ce n’est pas le cas. La vie n’est pas toujours linéaire. Il faut vivre au jour le jour, rester tranquille. On a signé pour cinq ans. Ça peut aussi être un mal pour un bien ».

















