De retour dans le onze de départ des Lions de l’Atlas, Achraf Hakimi n’a pas livré la performance attendue face à la Tanzanie pour son grand retour à la CAN 2025 (1-0).
Tous les pas d’Achraf Hakimi son scrutés comme rarement à la CAN 2025. Et face à la Tanzanie, l’arrière droit du PSG, longtemps incertain après sa blessure, a connu une titularisation à deux vitesses : fébrile d’abord, puis plus inspiré au fil des minutes, mais sans jamais totalement rassurer. Le Maroc, ambitieux à domicile, attendait son étincelle. Elle n’est pas encore venue, mais des signes encourageants percent.
Hakimi, le pari du sélectionneur après la blessure
Préservé lors des premiers matchs, le capitaine du Maroc a finalement retrouvé sa place de titulaire au moment du rendez-vous crucial contre la Tanzanie. Un choix fort, d’autant que Salah-Eddine et Noussair Mazraoui avaient parfaitement assuré l’intérim sur le flanc droit. Le sélectionneur Walid Regragui n’a pas hésité à relancer son meneur, faisant le pari de l’expérience et du leadership à l’heure où l’enjeu grandit pour le Maroc.
Premier acte difficile face à la Tanzanie
Le retour n’a pas été simple pour Hakimi. Visiblement en manque de rythme, il a manqué d’assurance sur ses premières prises de balle. Défensivement, Hakimi a semblé en retard dans l’alignement, hésitant dans les duels et prudent dans ses montées. On a senti, notamment en début de match, une crainte de forcer, pour ne pas risquer de rechuter. Techniquement, quelques errements sont venus confirmer cette impression : transmissions imprécises, combinaisons peu abouties avec les milieux, et peu de chevauchées dont il a le secret. Son activité sur le couloir droit est restée bien loin des standards qui lui ont récemment valu d’être élu meilleur joueur africain de l’année.
Une seconde période en progression et des éclairs décisifs
Contre toute attente, Hakimi a gagné en aisance après la pause. Mieux physiquement, plus incisif dans ses initiatives, il a retrouvé sa capacité à faire des différences balle au pied. Premier avertissement à l’heure de jeu : un coup franc surpuissant, envoyé sur la barre, a failli réveiller le stade (60e). Quelques minutes plus tard, son influence s’est matérialisée par une passe décisive millimétrée pour Brahim Díaz, offrant le but de la victoire (63e). Sur le plan offensif, les éclairs sont donc revenus, même si son repli n’a pas toujours été irréprochable. Le sélectionneur a tenu à saluer son engagement : « Achraf a assumé ses responsabilités et retrouvé ses repères ».
Attentes pour les prochains matchs
Hakimi va devoir rapidement retrouver l’explosivité et la solidité qui font de lui une pièce maîtresse des Lions de l’Atlas. Dès le prochain tour, la marche sera encore plus haute face à une opposition annoncée plus relevée. Cette exposition défensive accrue ne lui laissera que peu de marge d’erreur. Sa capacité à monter en puissance sera déterminante pour la suite du parcours marocain face au Cameroun…

















