Bousculé après la défaite contre le Sporting en Ligue des Champions, le PSG fait front. En première ligne, Luis Enrique s’est montré intraitable, prenant la défense de ses recrues Lucas Chevalier et Illia Zabarnyi.
Sous le feu des projecteurs, la conférence d’avant-match à Auxerre a pris des airs de cercle d’interrogation pour Luis Enrique ce jeudi. Interrogé sur la forme des nouveaux venus après le revers en Ligue des Champions sur le terrain du Sporting Portugal (1-2), l’entraîneur espagnol du PSG a immédiatement pris le contre-pied des critiques, affichant une posture ferme. Son verdict est clair : hors de question de remettre en doute ses joueurs, malgré la pression extérieure et une animation polarisée par les débats sur la gestion défensive.
Les recrues au cœur de la tempête, mais soutenues
Particulièrement visé, le gardien Lucas Chevalier — qui a encaissé deux buts sur quatre tirs cadrés — n’a pas été lâché par son coach. Luis Enrique insiste sur cette réalité connue : la première année au PSG est toujours un passage délicat pour les nouveaux venus, à l’image de Barcola ou Désiré Doué par le passé. Pour le technicien, il s’agit d’un processus quasi “incontournable” dans un club où l’exigence tutoie les sommets, mais qui forge aussi le caractère du vestiaire. L’exemple de Zabarnyi n’échappe pas à ce constat. Ciblé dans la critique récente sur la forme d’Illia Zabarnyi au PSG, l’Ukrainien connaît une acclimatation complexe, symptomatique de ce que traversent nombre de jeunes talents plongés dans l’exigence parisienne. Face à l’accumulation de commentaires, Luis Enrique a réaffirmé sa totale confiance dans le travail fourni, tout en admettant l’existence de difficultés propres à une première saison dans la capitale. Pas question de parler de crise, ni même d’agacement envers ses troupes. “Je n’ai rien à reprocher à mes joueurs,” a-t-il martelé, rappelant l’intensité et la qualité affichée lors du match contre le Sporting.
Le coach espagnol n’est pas du genre à alimenter la défiance. Il préfère insister sur la progression, notamment de Chevalier, dont la valeur marchande frôle actuellement les 40 millions d’euros et dont les statistiques en Ligue 1 (huit “clean sheets” en seize titularisations) soulignent à la fois le potentiel et l’investissement. Luis Enrique préfère souligner l’effort collectif et la dynamique positive malgré la pression et le calendrier chargé. Interrogé sur quelques signes de tension visibles lors du match, le patron du PSG a balayé toute interprétation hâtive : s’il était nerveux ou démonstratif sur son banc, c’était pour stimuler ses joueurs, pas pour les pointer du doigt. “L’entraîneur a besoin de montrer son énergie, c’est ma manière habituelle”, a-t-il glissé sans détour.


















