Alors que l’ASSE affronte Amiens ce samedi au stade Geoffroy-Guichard, l’ambiance s’annonce électrique et très scrutée du côté des supporters…
Samedi contre Amiens, le stade Geoffroy-Guichard affichera complet pour cette dernière journée de Ligue 2. L’enjeu sportif reste majeur pour l’ASSE, toujours portée par l’espoir de terminer la saison sur une dynamique positive avec une montée directe.
Mais l’attention ne se limite pas au rectangle vert. Les autorités ont classé la rencontre à risque (niveau 2), non pas en raison d’un contentieux entre supporters stéphanois et amiénois — inexistant — mais à cause du contexte global autour du club et des conséquences possibles du résultat sur le classement.
Un dispositif de sécurité renforcé
Face aux enjeux, un dispositif important est prévu : forces de l’ordre (CRS), sécurité privée et stadiers seront mobilisés pour encadrer l’événement. Les autorités redoutent surtout les réactions émotionnelles liées au scénario de fin de saison, dans un stade réputé pour sa ferveur.
Des banderoles revendicatives pourraient également apparaître dans les tribunes, sans que cela ne soit inédit dans l’environnement stéphanois.
Les ultras invités à ne pas déborder
Le contexte est particulièrement tendu autour des groupes historiques du club, les Green Angels et les Magic Fans. Ces deux organisations sont toujours menacées de dissolution par le ministère de l’Intérieur, une procédure qui ravive les tensions entre institutions et supporters. Selon Régis Juanico, maire (PS) et président de la métropole (SEM), cette menace plane comme une « épée de Damoclès » sur la fin de saison, comme évoqué sur L’Équipe.
De son côté, Pierrick Courbon, député (PS) de Saint-Étienne prévient : « Le Ministère temporise. On a bien compris que s’il y avait une annonce de dissolution, elle serait concomitante avec notre fin de saison. Au moindre incident, ce serait la mort des groupes Ultras. Il y aura une forme de mansuétude du public stéphanois si l’équipe gagne même si elle ne monte pas directement en L1. On va battre le record d’affluence moyen sur la saison. Les spectateurs sont simples. Ils attendent juste des joueurs qui donnent 100 % et qui les respectent. »
Une atmosphère sous surveillance
Au-delà du terrain, l’équation est donc complexe : un match décisif, un stade à guichets fermés, et un contexte institutionnel chargé. Les autorités redoutent surtout tout incident qui pourrait relancer ou accélérer une décision administrative concernant les groupes ultras.
Dans ce climat, Saint-Étienne – Amiens apparaît moins comme une simple rencontre sportive que comme un moment charnière de fin de saison, scruté autant pour ses enjeux sportifs que pour ses implications sécuritaires.
Une dernière journée sous haute attention nationale
Alors que la Ligue 2 touche à sa fin, ce match concentre toutes les tensions : sportives, politiques et sécuritaires. Geoffroy-Guichard, fidèle à sa réputation, s’apprête une nouvelle fois à jouer à guichets fermés — dans une ambiance où chaque détail sera observé de près par les autorités.
🗣️ Montanier évoque les supporters, qui ont confirmé être à 200% derrière l’équipe ce samedi :
— Ferveur Verte (@FerveurVerte_) May 7, 2026
« J’ai rencontré quand je suis arrivé tous les groupes de supporters. J’ai eu un bon échange et c’est pour ça qu’après le match (ndlr : en référence à l’embrouille à Rodez) je voulais… pic.twitter.com/3Zz89RcvIz



















