À LA UNE DU 16 FéV 2026

OM : De Zerbi a-t-il raison de partir en croisade contre les journalistes ?

Roberto De Zerbi (OM)

La dernière sortie musclée de Roberto De Zerbi sur les journalistes intrigue. Nos deux journalistes Bastien Aubert et Raphaël Nouet lancent le débat.

« Il se trompe de combat »

« À force de voir des attaques partout, l’OM et surtout Roberto De Zerbi semblent clairement se tromper de combat. Défendre l’institution, protéger le club et son image, c’est légitime et même nécessaire à Marseille. Mais partir en croisade contre “les médias” dans leur ensemble ressemble davantage à une réaction paranoïaque qu’à une stratégie maîtrisée. Si De Zerbi estime être visé personnellement, notamment sur sa nationalité ou son statut d’entraîneur étranger, le problème ne se règle pas par des communiqués ou des bras de fer symboliques. 

De plus, les critiques viennent souvent de consultants, d’anciens joueurs ou d’éditorialistes, pas forcément des journalistes au sens strict du terme. En mélangeant tout – voire peut-être même la sortie musclée du coach de Bayeux à son endroit – De Zerbi brouille son message et alimente un climat de tension inutile. Surtout, cette agitation détourne l’attention de l’essentiel : sécuriser le podium en Ligue 1 et aller chercher une place en barrage de la Ligue des champions. À l’OM, le terrain doit toujours rester la meilleure réponse. »

Bastien AUBERT

« C’est un grand oui ! »

« Cela fait des années que je trouve que l’OM n’est pas respecté dans les médias. A L’Equipe, le correspondant cherche en permanence la petite bête alors que ses homologues à Paris, Lyon ou Lens sont beaucoup plus en connivence avec les dirigeants locaux. A RMC, on a depuis longtemps oublié que le MC signifie Monte-Carlo pour offrir des émissions tous les soirs à des supporters (Riolo, Cazarre) ou anciens joueurs parisiens (Rothen). Dans lesquelles les Marseillais sont tout le temps fracassé. Et le plus embêtant, c’est que même La Provence s’y met avec un chef du service des sports dont les avis acides sur Longoria et Benatia sont parfois hallucinants alors qu’il s’agit des meilleurs dirigeants du club depuis 15 ans.

Donc, oui, Roberto De Zerbi a raison de partir en croisade, ce que ses dirigeants ont déjà fait. Il y a six ans, tout le monde avait applaudi lorsqu’André Villas Boas avait dézingué des journalistes en pleine interview à la télévision. La presse sportive n’est plus neutre depuis longtemps et semble obéir soit à des pressions extérieures, soit à des intérêts personnels. Aucune raison de faire ami-ami ou de baisser pavillon face à ces gens-là. »

Raphaël NOUET

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