Le FC Lorient aborde un tournant de son histoire. Désormais propriété exclusive du fonds d’investissement américain Black Knight Football Club (BKFC), le club breton, actuiel 9e de Ligue 1, voit s’ouvrir une ère inédite, entre ambitions renouvelées et quête de stabilité. Pour les Merlus, cette transition mêle promesses d’avenir et émotions partagées dans les travées du Moustoir.
Black Knight prend la main sur les Merlus
Arrivé début 2023 au capital du club, Black Knight Football Club détenait jusque-là 40 % du FC Lorient. La cession des parts du président Loïc Féry fait du groupe américain l’unique actionnaire, marquant l’entrée des Merlus dans le cercle restreint des clubs hexagonaux sous pavillon nord-américain. BKFC, déjà propriétaire de Bournemouth en Premier League et de Moreirense au Portugal, poursuit ainsi son expansion européenne.
Dans un contexte de Ligue 1 particulièrement tendu, marqué par la chute des droits TV et une concurrence exacerbée, ce rachat apparaît comme un choix stratégique fort pour renforcer la solidité financière du club. Au-delà du bouleversement capitalistique, Lorient promet de rester fidèle à son identité, affichant sa volonté de « cultiver l’esprit Merlus » dans la durée.
Loïc Féry reste président de Lorient : continuité dans la nouveauté
Figure centrale du club depuis 2009, Loïc Féry conserve la présidence malgré la vente de sa participation. Mieux, il s’invite désormais parmi les actionnaires de BKFC, incarnant ce subtil équilibre entre renouveau managérial et attachement historique au projet lorientais.
Cette transition est voulue sans rupture. « Prolonger mon engagement au sein du groupe va me permettre d’influencer la stratégie du club avec le cap qui m’anime depuis 17 ans : pérenniser le club dans l’élite », a insisté le président, conscient de la nécessité d’une vision à long terme.
Quelles attentes pour l’avenir du FC Lorient ?
Les perspectives sont ambitieuses. L’intégration à BKFC doit permettre à Lorient de s’appuyer sur des ressources stratégiques et financières majeures, gages de compétitivité et de stabilité alors que la Ligue 1 joue sa survie économique. Le fonds de Bill Foley apporte, outre son savoir-faire, une capacité d’investissement inédite pour le club.
Hostilité et espoirs : supporters partagés face au rachat
Malgré la communication sur la volonté de continuité, une partie des fans du FC Lorient a accueilli l’annonce avec méfiance, voire hostilité. L’irruption totale d’un investisseur étranger, même adoucie par la présence de Féry à la tête du club, interroge sur la préservation de l’ADN breton et l’avenir à moyen terme. Dans cette atmosphère, la direction devra rassurer ses fidèles.
Black Knight Football Club (BKFC) détient notamment le club anglais de Bournemouth et le club portugais de Moreirense FC. A l’hiver 2025, la pépite du club breton Elie Kroupi Junior avait rejoint Bournemouth pour 13V M€. Deux ans au paravant, Dango Ouattara avait pris la même direction pour 22 M€, le club anglais prêtant Romain Faivre aux Merlus. Le BKFC possède aussi des participations dans plusieurs clubs Hibernian (Ecosse), Auckland FC (Nouvelle-Zélande), Orlando City (Etats-Unis) ou Kyoto Sanga (Japon). A sa tête, William P. Foley, un Américain de 81 ans, fondateur du club de hockey des Golden Knights de Vegas et soutien de Donald Trump lors de la dernière présidentielle américaine, révélé dans la finance, possède une fortune estimée à 1,3 milliard d’euros.
Communiqué officiel du FC Lorient ➡️ https://t.co/wHbwobTiIa pic.twitter.com/GuAyNm50Yw
— FC LORIENT 🐟 (@FCLorient) January 28, 2026














