Si la succession d’Erik Horneland se prépare activement à l’ASSE, un autre problème attend son remplaçant : la gestion au quotidien de Kilmer Sports.
À l’ASSE, la succession d’Erik Horneland se prépare dans un climat lunaire mais son remplaçant pourrait hériter d’un contexte bien plus lourd que prévu. Car au-delà du nom du prochain coach, c’est surtout la gouvernance du club qui inquiète en interne. Romain Molina a mis le doigt sur un mal profond qui ne date pas d’hier et qui, selon lui, ne disparaîtra pas avec le départ d’Horneland.
En cause, une gestion jugée trop distante de Kilmer Sports Ventures, propriétaire du club, et une direction perçue comme déconnectée du quotidien stéphanois. « Jusqu’à quand les dirigeants de l’AS Saint-Etienne vont garder leur marionnette, Eirik Horneland, sur le banc ? La question vaut aussi pour le propriétaire : jusqu’à quand va-t-il laisser Huss Fahmy, Ivan Gazidis et Jaeson Rosenfeld diriger le club à distance comme ça ? », a lâché Molina, sans filtre, sur X.
Une gestion trop distanciée de Kilmer
Un constat sévère qui dépasse largement le sort d’Horneland. Selon cette analyse, le problème de l’ASSE est structurel. Décisions prises loin du terrain, manque de proximité avec le vestiaire, communication interne jugée froide… Autant d’éléments qui compliquent déjà le travail du staff actuel et qui pourraient rapidement devenir un casse-tête pour son successeur. Philippe Montanier, favori pour reprendre le banc des Verts, sait donc à quoi s’attendre.
Le futur coach déjà dans l’impasse ?
S’il venait à être nommé, l’ancien coach de Toulouse n’arriverait pas en terrain vierge, mais dans un environnement où le pouvoir se situe bien au-dessus de la pelouse. À l’ASSE, changer d’entraîneur pourrait ne régler qu’une partie du problème. Tant que la gestion restera éloignée du terrain, le prochain coach risque de se heurter aux mêmes limites que son prédécesseur. Un coup dur en vue, donc, avant même le premier coup de sifflet.



















