Jean-Louis Leca a livré les dessous de l’arrivée d’Allan Saint-Maximin au RC Lens, bouclée en quelques heures au terme d’un Mercato que l’on croyait pourtant cadenassé…
«Après le match du Havre vendredi soir, je reçois un message d’Allan et on échange. J’ai cette information-là, qu’il va résilier son contrat au Mexique. Il est peut-être 1h du matin, donc là je dis, laisse-moi 5 minutes, je te rappelle, j’appelle de suite Ben (Benjamin Parrot, le directeur général) et Victor (Victor Linglart le directeur juridique). On échange à 3 en pleine nuit. Ensuite, je me mets d’accord jusqu’à 4h du matin avec Allan et ses conseils, je lui explique le projet. Avec Allan, on s’est mis d’accord financièrement dans un échange qui a duré peut-être 10 secondes. Il m’a dit direct : « Jean, il n’y a pas de problèmes » : pour Foot Mercato, Jean-Louis Leca est revenu sur les dessous de l’arrivée au RC Lens d’Allan Saint-Maximin, avec qui l’acien portier avait joué à Bastia. Un échange de quelques minutes suffit : la machine interne s’active.
Saint-Maximin avait séduit Sage bien avant son arrivée au RC Lens
Le samedi matin, l’heure est à la prudence du côté lensois, le poisson est gros et la concurrence féroce. Le directeur sportif contacte immédiatement Pierre Sage qui est tout de suite emballé. «Dès que je me lève, j’appelle vite le coach il me dit : « waouh, j’ai joué contre lui l’année dernière avec l’OL (Fenerbahce-OL en Ligue Europa en janvier dernier), il avait été exceptionnel. C’est sûr qu’un profil comme ça évidemment c’est oui. »»
Chacun trouve donc sa place dans l’engrenage : le staff des scouts décortique la data dans l’urgence, donne son feu vert. La direction analyse chaque paramètre, mais ce sont les liens tissés de longue date entre Leca et Saint-Maximin qui font la différence.
La surprise est totale devant la rapidité de l’opération et la durée du contrat, limitée à six mois. Ce choix, c’est avant tout une affaire d’hommes : Saint-Maximin retrouve le football français, mais aussi sa famille, à deux heures de Lens. Le défi sportif s’aligne autant avec la nécessité de se relancer qu’avec la volonté de renouer avec ses racines. La relation entre le joueur et Leca, bâtie dès l’époque corse, pèse dans la balance. « On fait six mois, on a des objectifs élevés. Après, on verra », explique Leca. Qui espère bien avoir réalisé avec ASM un autre joli coup, après ceux réalisés l’été dernier, avec Udol et Thauvin en particulier.




















