L’Olympique de Marseille traverse une période de profond bouleversement.
Avec les départs successifs de Roberto De Zerbi et de Mehdi Benatia, le club phocéen se retrouve contraint de repenser totalement son projet sportif. Dans ce contexte, les analyses se multiplient… et celle de Bertrand Latour ne laisse aucune place au doute.
Pour le journaliste, la plus grande erreur du mandat Benatia est claire : le choix de Roberto De Zerbi comme entraîneur.
“Roberto De Zerbi n’avait pas les épaules pour l’OM”
Bertrand Latour dresse un constat très dur sur le passage du technicien italien à Marseille :
« Roberto De Zerbi n’avait pas les épaules pour entraîner l’Olympique de Marseille, on a vu ses limites au-delà du tactique mais aussi dans la gestion émotionnelle, il enterre son vestiaire après un match perdu en boudant alors que c’est à lui d’amener son groupe après une défaite. »
Au-delà des aspects de jeu, c’est donc la dimension humaine et mentale qui est pointée du doigt.
Dans un club aussi exposé que l’OM, la capacité à protéger et remobiliser un vestiaire est essentielle et c’est précisément ce qui aurait manqué.
Un trio trop explosif à la tête du club
Latour insiste aussi sur un déséquilibre de tempéraments au sommet de l’institution :
« Longoria est un président éruptif, Mehdi Benatia est assez chaud et Roberto De Zerbi est le plus fada des trois, il fallait quelqu’un pour tempérer, c’était un souci. »
Autrement dit, aucun profil n’était là pour calmer les tensions ou apporter de la stabilité.
Un cocktail jugé trop inflammable pour durer dans un environnement déjà sous pression permanente.
Marseille contraint de repartir de zéro
Le constat est désormais implacable :
l’OM se retrouve aujourd’hui sans Roberto De Zerbi ni Mehdi Benatia, symbole d’un projet qui n’a pas tenu ses promesses.
Le club doit maintenant :
- redéfinir une direction sportive claire,
- retrouver de la stabilité en interne,
- reconstruire un leadership fort sur le banc comme en coulisses.
Un nouveau départ presque inévitable pour rester compétitif.
Une erreur qui peut servir de leçon ?
Si les mots de Bertrand Latour sont sévères, ils posent surtout une question centrale :
l’OM tirera-t-il les enseignements de cette période agitée ?
À Marseille, tout peut aller très vite les chutes comme les renaissances.
Reste à savoir si cette crise marquera la fin d’un cycle ou le début d’un nouveau projet plus solide.







