Quelques mois après son départ de l’OM pour signer au Stade Rennais malgré son passé au FC Nantes, Valentin Rongier est revenu sur cet épisode mouvementé.
Formé au FC Nantes, Valentin Rongier n’imaginait sans doute pas un jour porter les couleurs du rival breton. Pourtant, après un passage à l’OM, le milieu de terrain a finalement rejoint le Stade Rennais. Un choix longuement réfléchi… et loin d’être simple.
Un transfert à haut risque dans un contexte explosif
L’été dernier, Rongier a surpris en acceptant l’approche rennaise, malgré son passé nantais. Une décision mûrie dans le temps, comme il l’a confié à Ouest-France :
« Loïc Désiré (directeur sportif) et Arnaud Pouille (président) m’avaient appelé cet été pour reconfirmer l’intérêt du Stade Rennais. Car j’avais déjà eu des échanges avec Massara (l’ex-directeur sportif) quand il était là, mais l’OM avait fermé la porte. Moi aussi, parce que je jouais à Marseille, et parce que dans ma tête, ce n’était pas envisageable de venir à Rennes, parce que j’ai été formé à Nantes ! Quand c’est revenu sur la table l’été dernier, j’ai regardé les pour et les contre, et il y avait beaucoup plus de pour que de contre. »
Un virage fort pour un joueur historiquement lié au FC Nantes, et donc naturellement exposé à une forte pression.
Le poids de Nantes dans sa décision
Rongier a longtemps hésité avant d’accepter ce défi, notamment en raison de son attachement au club formateur :
« A partir du moment où j’avais fait cette réflexion seul, j’ai commencé à en parler à mon entourage, notamment ma conjointe. Je lui ai dit : « Est-ce que tu te sens capable d’aller à Rennes, sachant qu’on ne va pas forcément être très bien accueillis ? » Elle m’a dit que si je le sentais, elle me suivrait toujours. Cela a mûri dans ma tête. Il y avait tout ce qu’il fallait pour moi à Rennes : un club structuré, ambitieux, avec un effectif de qualité. »
Ce choix marque un tournant symbolique entre deux clubs rivaux de l’Ouest, où l’identité joue un rôle majeur.
Une arrivée sous tension et une banderole choc
Pour son premier match au Roazhon Park contre l’OM, Rongier a été accueilli par une banderole particulièrement violente, illustrant le climat hostile autour de son arrivée : « Faire une Rongier : Jeter son honneur au caniveau, perdre toute crédibilité et respect pour sa propre personne. »
Une attaque directe qui a marqué le joueur :
« J’ai vite mis ça de côté, même si je vous avoue que ça m’a un peu piqué quand je suis arrivé, parce que je m’attendais à des critiques, mais je ne pensais pas avoir une banderole comme ça, en me disant que j’avais jeté mon honneur au caniveau. »
Le poids des anciennes déclarations liées au FC Nantes
Le passé nantais de Rongier, et certaines déclarations de jeunesse, ont aussi été ressorties par les supporters rennais :
« Je savais à quoi m’attendre. Mais je savais aussi que par ma détermination, mon professionnalisme, les gens allaient se rendre compte que j’étais là pour défendre les couleurs du Stade Rennais. Oui, je suis passé à Nantes. Oui, j’ai fait des déclarations quand j’étais plus jeune, qui faisaient partie de l’euphorie du foot, du chambrage d’un derby. »
Avec lucidité, il reconnaît l’impact des réseaux sociaux dans cette mise sous pression :
« Maintenant, avec les réseaux sociaux, tout le monde peut tout ressortir, et ça ne m’a pas aidé. »
Une réponse sur le terrain et une légitimité retrouvée
Malgré les critiques initiales, Rongier a progressivement gagné le respect du vestiaire et du public rennais, jusqu’à devenir un cadre et même capitaine. Un retournement d’image qui témoigne de son professionnalisme et de sa capacité d’adaptation.
Le joueur a ainsi réussi à dépasser son passé nantais pour s’imposer dans un club rival, prouvant qu’au football, la performance peut parfois transcender les origines.
Un derby de l’Ouest toujours brûlant
En évoquant la rivalité entre Nantes et Rennes, Rongier n’a pas oublié l’importance de ce derby, qui pourrait ne plus avoir lieu la saison prochaine si le FCN venait à descendre en L2. Un petit choc pour les supporters rennais, selon Rongier :
« D’ailleurs, je pense que tous les supporters seront tristes si Nantes descend en Ligue 2, parce qu’il n’y aura plus ce derby. »
Une phrase qui résume à elle seule l’importance historique et émotionnelle du FC Nantes dans le paysage du football français.
@ouestfrance « Je ne pensais pas avoir une banderole ». 😮 L'ancien Nantais Valentin Rongier a eu un accueil houleux de la part de certains supporters à son arrivée au Stade Rennais. 🤜💥🤛 S'il s'attendait à de l'hostilité, il ne pensait pas qu'elle irait si loin. 😬 #Ligue1 #foot #football #StadeRennais #srfc #Rennes #soccer #sportstiktok ♬ son original – ouestfrance



















