Il y a un an, Eirik Horneland tranchait dans le vif à l’ASSE, laissant plusieurs joueurs majeurs sur le carreau avant un amical face à Cagliari. Douze mois plus tard, le club a changé de visage, de banc, et même d’ambitions, à la veille d’une saison où l’espoir renaît.
Il y a un an : Horneland triait, la valse des écartés inquiétait
Le 2 août 2025, le peuple vert découvrait un groupe stéphanois amputé de plusieurs noms familiers à l’heure d’affronter Cagliari en match amical. Sous la houlette d’Eirik Horneland, le club avait retenu seulement 19 joueurs pour cette répétition générale estivale. Brice Maubleu venait tout juste d’effectuer son retour dans le groupe, mais les absences de Maçon, Bouchouari, Batubinsika – tous proches d’un départ ou déjà mis à l’écart – faisaient jaser. Stassin et N’Guessan, alors en phase de reprise, manquaient aussi à l’appel, tandis que le jeune Eymard, dont la prolongation tardait, restait invisible, aussi bien chez les pros qu’en réserve. Sans oublier les incertitudes en attaque : malgré des blessures, la ligne offensive voyait émerger Davitashvili et surtout Joshua Duffus, qui n’était même pas encore officialisé par le club. Ce jour-là, l’ASSE semblait encore chercher la bonne formule, à coups de choix forts et de paris sur la jeunesse, le tout dans un climat de flottement typique des intersaisons sous pression.
Un an plus tard : stabilité, ambition et ferveur retrouvées
Douze mois se sont écoulés, et l’ambiance à l’ASSE n’a plus grand-chose à voir avec cet été 2025 marqué par les incertitudes. Exit Horneland, place à Ian Cathro et à une dynamique bien plus rassurante. La préparation 2026 s’est soldée par une victoire spectaculaire contre Venise, le public est plus fidèle que jamais – un record de plus de 20 600 abonnés affole les compteurs et remplit le Chaudron comme aux plus beaux jours. Sur le terrain, la cohésion transpire des stages estivaux, la nouvelle recrue Breum régale, et les ambitions ne sont plus limitées par l’urgence de vendre ou les restrictions de groupe. Signe des temps : l’ASSE affiche désormais une solidité financière rare en Ligue 2, grâce au soutien de Kilmer Sports Ventures, et peut se permettre d’attendre le bon profil pour remplacer un Stassin courtisé, plutôt que de bricoler dans la précipitation. Certes, les blessures de longue durée (Old, Jaber, Lamba) rappellent que tout n’est pas parfait, mais la dynamique n’a plus rien à voir avec celle d’un club en mode survie. Il y a un an, on parlait surtout de joueurs écartés, de dossiers traînants et de groupes réduits. Un an plus tard, c’est l’ambition, la stabilité et la passion retrouvée qui dominent le quotidien forézien. La révolution opérée en douze mois force le respect… et donne soudain au flashback de l’été 2025 un parfum d’un autre temps.





















