À l’occasion des retrouvailles entre le RC Lens et Will Still, désormais entraîneur de l’AJ Auxerre, les coulisses de son passage dans l’Artois refont surface.
Will Still va retrouver Bollaert. Samedi, l’ancien entraîneur du RC Lens sera cette fois sur le banc de l’AJ Auxerre pour le lancement de la saison 2026-2027. Une affiche forcément particulière pour le technicien belge, dont le passage dans l’Artois, en 2024-2025, a laissé une histoire beaucoup plus complexe que ne le laisse penser le classement final.
Arrivé à Lens en juin 2024 pour succéder à Franck Haise, Will Still réalise d’abord un début de saison convaincant, malgré l’élimination européenne contre le Panathinaïkos. Mais en coulisses, des tensions apparaissent au sein du staff, notamment entre son frère Edward et le responsable de la performance Benoît Delaval, comme le révèle La Voix du Nord dans un long article. Les relations avec le directeur sportif Diego Lopez deviennent également fraîches. Même l’épisode de la place de parking de Still « volée » par M’Bala Nzola avait provoqué un échange tendu devant le groupe, ce qui avait alimenté certaines interrogations sur l’autorité du technicien. Still, lui, avait minimisé l’affaire, parlant d’« une tempête dans un verre d’eau ».
Le véritable tournant intervient durant l’hiver. Brice Samba, Kevin Danso et Abdukodir Khusanov quittent Lens, avant le départ surprise de Przemyslaw Frankowski pour Galatasaray. « Je m’y attendais aussi », avait reconnu Still, qui regrettait surtout de voir son effectif profondément bouleversé. Les résultats plongent ensuite avec quatre défaites consécutives. Après Nantes, Facundo Medina lâche même, excédé : « Si je parle, je fracasse tout le monde. » Dans le même temps, Still doit gérer une situation familiale dramatique : sa compagne Emma Saunders, atteinte d’un cancer de la thyroïde, est victime d’une encéphalite et plongée dans le coma.
Les cadres se sont opposés à Edward Still
Le 15 mai 2025, Still annonce finalement en interne qu’il veut arrêter. « J’arrête car on a perdu trop de joueurs », explique-t-il en substance, tout en évoquant sa situation familiale. Après le succès contre Monaco (4-0), il officialise son départ : « La raison principale […] c’est le fait que j’ai besoin de rentrer chez moi. » Pierre Dréossi tentera de le convaincre de rester, sans succès. Le Racing terminera finalement huitième avec 52 points, un bilan que Still considère aujourd’hui comme loin d’être honteux compte tenu du contexte.
Autre révélation : après le départ de Will, trois cadres lensois se seraient opposés à la promotion d’Edward Still, pourtant candidat pour prendre la succession de son frère. Lens tente d’ailleurs de récupérer Benoît Delaval, mais celui-ci a déjà rejoint Nice, et Pierre Sage rejoindra finalement le club pour le conduire jusqu’à une deuxième place de Ligue 1 et un sacre en Coupe de France. Quelques semaines plus tard, Will Still rejoint Southampton, alimentant les interrogations sur son départ. Il a depuis assuré que sa décision était avant tout personnelle et professionnelle, dénonçant « beaucoup de choses dites […] qui ne sont pas toujours très justes ». À la veille de retrouver Bollaert avec Auxerre, Still assume désormais cette saison particulière : « J’ai donné le meilleur de moi-même pour le club », a-t-il encore déclaré jeudi.
🚨 UN ACCUEIL CHALEUREUX PRÉVU POUR WILL STILL 🏴 !! 🤝❤️💛
— Actu Ligue 1 (@ActuL1_) August 21, 2026
Benjamin Parrot 🇫🇷 loue les qualités de l'homme : « Un entraîneur joyeux, fédérateur… Son empreinte humaine est authentique et j'ai aimé la dignité dont il a fait preuve. »
Dino Toppmöller 🇩🇪 salue quant à lui la «… pic.twitter.com/M7qZvozKxH

















