Il y a tout juste un an, le FC Nantes rêvait d’un come-back de Léo Dubois, entre nostalgie et tensions internes. Aujourd’hui, alors que la Maison Jaune vacille sur fond de vente incertaine, ce feuilleton d’arrière-garde donne la mesure d’un club toujours en quête de repères.
Dubois, le retour impossible qui agita la Maison Jaune
Fin septembre 2025, la défense du FC Nantes était déjà le talon d’Achille d’un collectif en rodage. Les supporters bruissaient d’un possible retour de Léo Dubois, formé à la Jonelière, libre après Galatasaray, et dont l’expérience en Ligue 1 aurait pu rassurer une arrière-garde orpheline de cadres comme Pallois et Castelletto. Ce qui rendait l’affaire croustillante, c’était le lourd passif entre Dubois et Waldemar Kita : un départ sur fond de refus de prolonger, une blessure encore vive chez les dirigeants. En coulisses, la piste paraissait improbable, d’autant que le couloir droit était déjà occupé par un Kelvin Amian en pleine ascension, tandis que le vrai chantier semblait à gauche. Mais à Nantes, rien n’est jamais simple : on spéculait sur des repositionnements, on se raccrochait à l’idée qu’un ancien du cru pouvait recoller les morceaux. Le parfum du mercato flottait, entre espoirs de renfort et ambiance de défiance envers la direction.
Un an plus tard, la vente du club relègue les rêves de mercato au second plan
Douze mois plus tard, la Maison Jaune ne vibre plus sur les rumeurs de retours ou de coups au mercato. Le FC Nantes vit suspendu à un deal, celui de la vente du club, qui concentre toutes les attentions et fait oublier les débats techniques d’hier. Waldemar Kita, longtemps indéboulonnable, négocie désormais avec des groupes d’investisseurs franco-luxembourgeois ou portugais, les montants s’envolent, les garanties s’échangent, mais rien n’est signé. Les supporters oscillent entre scepticisme et lassitude, spectateurs d’un feuilleton où la moindre faute de frappe du club fait plus de bruit qu’une signature au poste de latéral. Le recrutement, lui, s’est recentré sur la formation : c’est la signature d’un jeune, Loan Merrifield, 17 ans, qui fait l’événement, bien loin des têtes d’affiche. La vraie bataille se joue désormais dans les salons, sur le prix de vente et l’identité du repreneur, beaucoup plus que sur le terrain ou autour de la quête d’un ancien capitaine. L’affaire Dubois, avec son parfum de règlement de comptes et de nostalgie, semble appartenir à une époque où Nantes pouvait encore s’offrir le luxe de rêver à un mercato ambitieux. Aujourd’hui, c’est l’avenir institutionnel du club qui s’écrit, et le mercato, pour l’heure, attend son tour. Le contraste est saisissant : en un an, les Canaris sont passés de l’espoir d’un retour à la maison à la crainte de tout perdre. La stabilité sportive, elle, attendra le dénouement de la grande valse des actionnaires.

















