Dans un dossier consacré par l’Equipe au métier d’entraà®neur, Bernard Caiazzo, président du conseil de surveillance de l’ASSE, livre une opinion intéressante.
Selon lui, contrairement à ce que l’on peut penser, ce sont rarement les président qui décident d’eux-màªmes de se débarrasser d’un entraà®neur, mais plutôt une réponse à une volonté des joueurs : « Ce ne sont jamais les présidents qui changent les entraà®neurs, ce sont les joueurs ! Tout vient toujours du vestiaire. Comme dirigeant, on est contraint de céder à la volonté des joueurs, quand on sent qu’ils n’adhèrent plus au message du coach ; Et sans aucune hésitation, j’affirme que le métier le plus difficile dans un club est bien celui d’entraà®neur. Car c’est toujours lui qui se retrouve en première ligne. Le président, il doit, certes, gérer les finances, mais un entraà®neur n’a jamais une minute de répit, il vit des journées infernales ! »
Néanmoins, Bernard Caiazzo n’est pas un adepte du changement d’entraà®neur à tout-va, qui n’est pas forcément une bonne solution selon lui : « Il y a une logique implacable. Parfois, garder un coach permet de gagner du temps, car s’il a déjà tatonné pour trouver la bonne formule, il la trouvera plus vite que s’il faut tout recommencer à zéro, ce qu’implique souvent un changement de technicien. » Il faut dire qu’au vu du parcours et de la progression quasi-constante de Christophe Galtier, il n’a pas eu à se poser beaucoup la question ces derniers temps à l’ASSE.



