Comment imaginer encore que Moustapha Bayal puisse faire partie de la liste des joueurs dont Christophe Galtier souhaiterait se débarrasser ? Capitaine en l'absence de Loà¯c Perrin, le défenseur sénégalais a inscrit le but de la victoire stéphanoise à Rennes. Mais si on milite dans ce billet d'humeur pour que l'A.S.S.E. prolonge son contrat, qui se termine en juin 2017, ce n'est pas que pour à§a.
Avec Loà¯c Perrin et Jessy Moulin, Bayal est le doyen du vestiaire. Cela fait dix ans déjà que l'enfant de Gorée est à “Sainté”, avec des hauts et des bas, lui qui avait été placardisé dans un loft il y a cinq ans, quand le club avait recruté Jean-Pascal Mignot (Merci Bernès !). Depuis son pràªt à Nancy et son retour en grâce, dû notamment au fait qu'il avait accepté de baisser son salaire en échange d'une prolongation, le n°26 est l'un des hommes forts de l'A.S.S.E., un pilier de l'équipe, pas toujours considéré à sa juste valeur d'après nous.
Son but à Rennes vaut de l'or. Cela avait été le cas l'an dernier, contre Lyon, contre l'Inter. Le colosse a pris la bonne habitude de montrer la voie. C'est un leader et sa force tranquille est un atout énorme pour l'équipe et pour le vestiaire, où il tient le rôle de grand frère, les “petits nouveaux” louant tous son état d'esprit, sa gentillesse.
Ses soucis aux adducteurs semblant maintenant derrière lui, on recommande chaudement aux dirigeants et au staff de voir encore l'avenir avec lui. Son départ laisserait un gros trou et on le regretterait beaucoup, on en fait le pari. Des joueurs comme lui, avec cette mentalité-là , qui incarnent si bien les valeurs vertes, on n'en (re)trouve pas à tous les coins de rue.
Laurent HESS
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