Depuis l’arrivée de Frank McCourt à la tête de l’OM, beaucoup d’entraîneurs se sont succédés, et l’instabilité pourrait se prolonger jusque cet été avec le départ de Medhi Benatia. Mais le propriétaire marseillais devrait-il se pencher sur le cas du président Pablo Longoria, pas irréprochable ? C’est notre débat.
Oui !
« Je pense que Frank McCourt doit effectivement s’attaquer au dossier Pablo Longoria. Depuis l’arrivée du propriétaire américain à la tête de l’OM, le club a connu une instabilité chronique, illustrée par une succession d’entraîneurs et des résultats mitigés qui ont sapé la cohésion et les ambitions sportives du club. Dans ce contexte, la gestion du président est devenue un sujet de fracture autant interne qu’externe : Longoria, malgré certains succès, a multiplié les couacs, de critiques publiques de l’arbitrage qui ont valu une lourde suspension à des sorties décriées par l’opinion, jusqu’à susciter un malaise généralisé autour de l’institution qu’il est censé représenter. Si McCourt veut vraiment stabiliser l’OM et restaurer une dynamique positive, il doit assumer le rôle de décideur et réévaluer la pertinence de sa confiance envers Longoria, qui y est également pour beaucoup dans la lessive tous les 6 mois lors des mercatos.
Au-delà de simples désaccords de style, la manière dont Longoria a parfois géré les affaires médiatiques et sportives a fragilisé le club à un moment où une feuille de route claire est indispensable. Une révision de ce dossier permettrait à McCourt de clarifier les responsabilités, d’imposer une gouvernance plus structurée et de rassurer les supporters, le staff et le vestiaire sur l’ambition réelle du projet marseillais. C’est une mise en place d’un cadre durable, cohérent et respecté qui doit être l’objectif de McCourt s’il souhaite réellement faire de l’OM un club stable et compétitif à long terme. Mais la mission s’annonce corsé, et la véritable question est la suivante : est-elle vraiment réalisable dans un contexte tel que celui à Marseille ? ».
William TERTRIN
A croire qu’il a un totem !
« Comme William, j’ai du mal à comprendre comment Pablo Longoria peut passer à travers les gouttes. C’est tout de même lui le premier décisionnaire à l’OM, et il y a de quoi être déçu de son bilan pour l’instant. Il nomme les coachs et ils partent ou sont poussés vers la sortie. Il choisit les joueurs et pour quelques tops, combien de flops ? Et ce trading permanent.
L’autre jour, j’ai trouvé la défaite à Paris symptomatique des maux dont souffre l’OM. Un club en manque de stabilité, un entraîneur aussi perdu dans ses choix que ses joueurs sur le terrain. Balerdi capitaine. Un gardien promu numéro 1 un soir de Classico. Une équipe qui se présente bloc haut au Parc, tactique suicidaire, hors sol. Et un seul joueur français sur le terrain : Pavard. N’y a-t-il pas un souci d’identité à Marseille ? Mais comment s’en étonner puisque les jeunes formés au club sont déjà partis, à part Nadir, et puisque ni les recrues ni les coachs ne s’installent sur la durée.
Non, il y a mieux à faire à l’OM. Et je ne comprends pas pourquoi McCourt ne remet pas en cause Longoria. A l’instar d’un Larry Tanenbaum à l’ASSE, je trouve que l’Américain a bon dos vu l’argent dépensé et les résultats qu’il y a. Il n’y a bien que ça, à Marseille, qui a tendance à perdurer. »
Laurent HESS







