L’Olympique de Marseille va radicalement changer sa manière de recruter. Pour assainir durablement les finances du club, Frank McCourt a présenté à la DNCG un plan particulièrement rigoureux, avec une réduction massive de la masse salariale et un plafond imposé aux futures recrues.
C’est une véritable révolution qui se prépare à l’Olympique de Marseille. Après plusieurs saisons marquées par des investissements importants, des salaires élevés et des pertes financières considérables, Frank McCourt a décidé de changer totalement de stratégie.
Le propriétaire américain aurait lui-même proposé à la DNCG un plan drastique pour réduire le train de vie du club. Une feuille de route désormais validée et que les nouveaux dirigeants marseillais devront respecter au cours des prochains mercatos.
Un plafond salarial fixé pour les futures recrues
La principale mesure concerne les salaires proposés aux nouveaux joueurs. D’après L’Équipe, l’OM devrait généralement se limiter à environ 100 000 euros brut par mois pour ses futures recrues.
Deux ou trois exceptions pourraient être autorisées pour des joueurs considérés comme prioritaires, mais leur rémunération ne devrait pas dépasser 150 000 euros brut mensuels. Il ne s’agit donc pas d’un plafond systématiquement fixé à 150 000 euros pour chaque nouveau joueur, mais bien d’une limite maximale réservée à quelques cadres.
Cette nouvelle grille salariale marque une rupture totale avec les habitudes prises par le club lors des dernières saisons. Marseille avait régulièrement offert des contrats très importants pour convaincre des joueurs confirmés de rejoindre le Vélodrome.
Désormais, ces opérations devraient devenir beaucoup plus rares.
McCourt à l’origine du plan présenté à la DNCG
Cette cure d’austérité ne serait pas uniquement une sanction imposée par le gendarme financier du football français. Frank McCourt aurait lui-même souhaité mettre en place ce plan afin de reprendre le contrôle des dépenses olympiennes.
Après avoir investi plusieurs centaines de millions d’euros depuis son arrivée en 2016, l’homme d’affaires américain ne veut plus combler continuellement les déficits du club. Il aurait encore injecté 120 millions d’euros en 2026 pour couvrir les pertes de l’OM.
La stratégie consistant à investir massivement pour obtenir rapidement une qualification en Ligue des champions n’ayant pas produit les résultats économiques espérés, McCourt veut désormais construire un modèle plus raisonnable et plus durable.
Le message adressé aux dirigeants est clair : l’OM ne pourra plus proposer des salaires démesurés dans l’espoir d’obtenir immédiatement des résultats.
Une masse salariale à réduire de près de moitié
Le chantier est immense. La masse salariale marseillaise aurait dépassé les 160 millions d’euros lors du dernier exercice. L’objectif serait de la ramener sous la barre des 100 millions, voire autour de 90 millions d’euros.
Cela représenterait une baisse proche de 45 %. Une réduction aussi importante explique la volonté de vendre plusieurs joueurs disposant d’une rémunération élevée, mais aussi les grandes difficultés rencontrées pour recruter cet été.
L’OM doit désormais compenser chaque nouvelle dépense et respecter l’encadrement de sa masse salariale et de ses indemnités de transfert prononcé par la DNCG.
Un mercato marseillais totalement transformé
Cette nouvelle politique va contraindre Grégory Lorenzi et Bruno Genesio à faire preuve d’imagination. Les joueurs confirmés réclamant des salaires très importants seront beaucoup plus difficiles à attirer.
L’OM devrait désormais privilégier plusieurs types d’opérations :
- des jeunes joueurs à fort potentiel ;
- des éléments libres de tout contrat ;
- des prêts avec une prise en charge partielle du salaire ;
- des joueurs acceptant de réduire leurs exigences financières ;
- des transferts à faible coût avec une possibilité de plus-value.
Les dirigeants marseillais devront également se montrer plus rigoureux dans la durée des contrats et éviter d’accumuler les joueurs difficiles à revendre.
Un plafond déjà proche du salaire des remplaçants
La limite exceptionnelle de 150 000 euros brut mensuels peut sembler importante. Mais à l’échelle de l’effectif marseillais actuel, cette somme correspond davantage à la rémunération de certains joueurs de rotation qu’à celle d’un titulaire majeur.
C’est précisément tout le paradoxe du nouveau projet. L’OM devra désormais convaincre des cadres de rejoindre le club avec un salaire proche de celui actuellement perçu par des éléments qui ne sont pas toujours des titulaires indiscutables.
Cette contrainte risque de fermer la porte à plusieurs profils internationaux, mais elle peut aussi permettre au club de bâtir une grille salariale plus cohérente et d’éviter les fortes disparités dans le vestiaire.
Une révolution nécessaire pour sauver le modèle de l’OM
Sur le plan sportif, cette politique comporte évidemment des risques. Marseille aura davantage de difficultés à rivaliser financièrement avec les grands clubs européens et devra probablement accepter une période de transition.
Mais après des années de déficits et d’investissements peu rentables, Frank McCourt ne veut plus repousser le problème. Le propriétaire américain a fixé une nouvelle ligne rouge : aucune future recrue ne devra mettre en danger l’équilibre financier du club.
L’OM entre donc dans une nouvelle ère. Les prochains mercatos seront moins spectaculaires, mais probablement beaucoup plus encadrés. Avec une limite habituelle située autour de 100 000 euros brut par mois et seulement quelques exceptions pouvant atteindre 150 000 euros, Marseille va devoir apprendre à recruter autrement.





















