Après seulement trois journées de Ligue 1, Dino Toppmöller est déjà dans l’oeil du cyclone sur le banc du RC Lens.
Le début de saison du RC Lens est déjà nettement moins enthousiasmant que prévu. Après une victoire spectaculaire contre Auxerre (5-2), les Sang et Or ont enchaîné deux défaites contre Strasbourg (1-2), puis face à Lorient (0-1) à Bollaert.
Toppmöller entre dans la « sack race »
Trois journées seulement ont été disputées mais les premiers doutes commencent à apparaître autour de Dino Toppmöller. Et Daniel Riolo n’a pas hésité à placer l’entraîneur lensois dans sa très médiatique « sack race », le podium des entraîneurs de Ligue 1 les plus susceptibles de perdre leur poste. Will Still, déjà battu lors de ses trois premiers matches avec Auxerre, figure logiquement parmi les techniciens sous pression. Mais l’éditorialiste a également ajouté Dino Toppmöller à sa liste. « Pour la première fois, je vais mettre Dino Toppmöller (RC Lens) parce que tu es obligé d’y être après deux défaites de suite », a expliqué Riolo. Une sortie qui fait forcément parler dans le Nord.
Au-delà du résultat brut, c’est surtout le contenu qui commence à interroger. Après la défaite à Strasbourg, Lens a de nouveau chuté contre Lorient, cette fois à domicile. L’Équipe évoquait avant même le déplacement à Prague des « signaux préoccupants » concernant le jeu et l’attitude de l’équipe. Toppmöller doit également composer avec plusieurs problèmes d’effectif. Maik Nawrocki s’est notamment rompu le ligament croisé antérieur et sera absent au moins six mois. Samson Baidoo est également blessé, tandis que Jonathan Gradit vient seulement de retrouver le groupe. Une situation qui complique évidemment le travail du technicien allemand.
La Ligue des champions peut tout changer
Pour autant, parler de véritable menace sur Toppmöller après trois journées serait largement prématuré. Le technicien est arrivé cet été après une saison exceptionnelle du RC Lens, deuxième de Ligue 1 et vainqueur de la Coupe de France. Il a également déjà remporté le Trophée des champions contre le PSG. Le club lui a surtout confié une mission particulièrement ambitieuse : confirmer les excellentes performances de la saison dernière tout en découvrant la nouvelle formule de la Ligue des champions. Le Racing vient justement de débuter sa campagne européenne à Prague, dans un contexte où Toppmöller espère profiter de cette compétition pour réveiller son équipe.
C’est probablement le principal élément qui pourrait permettre à Toppmöller de rapidement inverser la tendance. Avant le déplacement au Slavia Prague, le technicien allemand affichait d’ailleurs un discours volontaire : « Cela va être un bon fight, ce sera chaud, avec beaucoup de duels. » Le retour de Matthieu Udol, ainsi que les premières disponibilités de Jean-Clair Todibo et Junior Kadile, offrent également davantage de solutions à l’entraîneur. Le Racing doit maintenant retrouver de l’intensité et de la régularité. Car à Lens, les ambitions sont élevées. Et si les résultats ne suivent pas, la pression pourrait effectivement monter très vite.





















