Recruté par le FC Nantes en toute fin de mercato estival, Thomas Robinet (30 ans) cause toujours des remous à Dunkerque.
Le FC Nantes n’avait certainement pas besoin d’une nouvelle polémique. Après un début de saison très compliqué en Ligue 2, marqué par plusieurs résultats décevants et des tensions en interne, le club des bords de l’Erdre se retrouve désormais au cœur d’un autre dossier qui fait beaucoup parler.
Dunkerque ne voulait pas laisser partir Robinet
Cette fois, c’est le transfert de Thomas Robinet qui provoque des remous. Arrivé au FC Nantes dans les dernières heures du mercato, Thomas Robinet a quitté Dunkerque alors que son ancien club aurait souhaité le conserver.
Le président de l’USLD, Selçuk Demir, affirme que le club avait pourtant clairement fait savoir au joueur qu’il comptait sur lui. « Tout l’été, on lui a dit notre intention de ne pas le laisser partir », a expliqué le dirigeant. Selon lui, la situation aurait changé brutalement lorsqu’un intérêt nantais s’est concrétisé. Et la suite de son récit est particulièrement explosive.
Selçuk Demir raconte qu’à quatre jours de la fermeture du mercato, Robinet serait venu voir sa direction avant un match. Le message aurait alors été sans ambiguïté : « Ma tête n’est plus à Dunkerque, ça ne sert à rien d’insister, je ne jouerai plus pour l’USLD. » Une sortie qui aurait placé le club nordiste dans une situation très délicate. Car lorsqu’un joueur affirme publiquement ou en interne qu’il ne souhaite plus jouer pour son club, la marge de manœuvre d’une direction devient forcément limitée. Dunkerque aurait donc finalement accepté de discuter de son départ.
Une sortie qui ne passe pas
Le discours de Selçuk Demir traduit surtout une certaine amertume. Le président dunkerquois considère visiblement que son club avait été clair durant tout l’été sur ses intentions. L’arrivée de l’intérêt nantais aurait donc changé la donne et précipité le départ du joueur.
Cette version donne également une autre lecture au transfert. Le FC Nantes n’aurait pas simplement récupéré un attaquant disponible sur le marché : le club aurait profité d’une situation devenue difficile à gérer entre Robinet et Dunkerque. Pour l’USLD, forcément, le souvenir du dossier risque de rester longtemps. Sportivement, le FC Nantes espère évidemment que cette polémique restera extérieure au terrain.
À 30 ans, Thomas Robinet possède une solide expérience du championnat de France et notamment de la Ligue 2. Son arrivée doit apporter davantage de solutions offensives à Grégory Poirier, dont l’équipe peine encore à trouver de la régularité. Le contexte nantais rend d’ailleurs cette recrue particulièrement importante. Après une entame de saison compliquée, chaque renfort est attendu au tournant. Robinet devra donc rapidement démontrer que Nantes a eu raison de miser sur lui.
Le FC Nantes se fait des ennemis
Cette affaire n’arrive toutefois pas au meilleur moment pour les Canaris. Déjà sous pression en raison de leurs résultats, les Nantais doivent désormais composer avec les critiques venues de Dunkerque. La sortie de Selçuk Demir rappelle surtout une réalité du mercato : derrière chaque transfert se cachent souvent des négociations tendues, des intérêts divergents et parfois une véritable bataille entre les différentes parties.
Pour le FC Nantes, l’essentiel sera désormais de faire oublier cette polémique sur le terrain. Pour Robinet, il faudra surtout répondre par ses performances. Car après une arrivée mouvementée, l’attaquant nantais sait déjà qu’il sera particulièrement attendu.



















