Désireux de trouver des investisseurs à l’OM, Frank McCourt pourrait se tourner vers une partie du monde en guerre.
L’OM traverse une période particulièrement délicate. Sur le plan sportif, les résultats sont inquiétants. Sur le plan financier, le club doit désormais fonctionner avec beaucoup plus de contraintes après plusieurs exercices déficitaires et les mesures prises pour rééquilibrer les comptes.
L’Iran, une piste pour le moins inattendue pour l’OM
Frank McCourt continue pourtant de soutenir le club, mais le propriétaire américain cherche désormais à réduire sa dépendance financière vis-à-vis de l’OM et s’est déclaré ouvert à l’arrivée de partenaires stratégiques au capital. Stéphane Richard a toutefois rappelé début septembre une ligne très claire : « Le club n’est pas à vendre. » Dans ce contexte, Foot Mercato a exploré une hypothèse particulièrement surprenante et mise en avant par Foot01 : celle d’un intérêt iranien pour l’OM.
L’idée est simple : plutôt que de considérer le football européen uniquement comme un investissement financier, un acteur iranien pourrait chercher à utiliser un grand club populaire comme une vitrine internationale. Foot Mercato souligne que l’Iran possède une véritable culture footballistique et une sélection régulièrement présente au plus haut niveau asiatique. Mais le pays reste fortement limité dans son exposition internationale par les sanctions économiques, son isolement diplomatique et les tensions géopolitiques. Pour autant, aucune offre iranienne pour l’OM n’est actuellement annoncée.
Semsar de Boisséson, atout maître ?
Un élément attire particulièrement l’attention dans cette réflexion : la présence de Shéhérazade Semsar de Boisséson dans l’environnement de McCourt. Cette dirigeante franco-iranienne occupe des responsabilités au sein de McCourt Global et de l’OM. Foot Mercato estime que cette connexion pourrait, en théorie, faciliter un éventuel rapprochement avec des acteurs économiques de la région. Cela ne signifie évidemment pas qu’un investisseur iranien négocie actuellement avec Frank McCourt mais dans l’hypothèse où le propriétaire marseillais décidait un jour d’ouvrir davantage la porte à des investisseurs venus du Moyen-Orient, ce réseau pourrait constituer un point de contact.
L’Iran n’est d’ailleurs pas le seul pays cité. Foot Mercato évoque également Oman et le Koweït parmi les pays susceptibles de regarder avec intérêt le marché du football européen. Le football du Golfe a déjà démontré sa capacité à investir massivement dans le sport et à utiliser les clubs européens comme instruments de développement et de visibilité internationale. L’OM, avec son histoire, son public et son exposition médiatique, pourrait donc théoriquement représenter une cible particulièrement attractive pour un acteur cherchant à gagner en visibilité. Mais là encore, il s’agit d’une hypothèse, pas d’un dossier actuellement sur la table.
Saadé toujours au centre des discussions
Cette piste arrive alors que Rodolphe Saadé reste régulièrement cité lorsqu’il est question de l’avenir économique de l’OM. Le patron de CMA CGM est déjà un partenaire majeur du club et dispose d’un ancrage considérable à Marseille. Mais selon les informations relayées récemment, un rachat de l’OM ne serait pas à l’ordre du jour pour lui. Foot Mercato évoque plutôt une réflexion autour de la manière d’aider le club à traverser ses difficultés. Le scénario le plus concret à court terme reste donc celui recherché par McCourt : trouver des partenaires capables d’apporter des ressources supplémentaires sans nécessairement changer de propriétaire.
Malgré les difficultés financières et la colère d’une partie des supporters, aucune vente de l’OM n’est actuellement annoncée. Frank McCourt cherche des partenaires stratégiques et reste engagé financièrement auprès du club. La pression populaire reste néanmoins forte. Lors du Classique contre le PSG, les supporters ont de nouveau ciblé McCourt avec plusieurs banderoles, dont « McCourt sold out » et « McCourt out ». Dans ce contexte, les rumeurs autour d’éventuels investisseurs étrangers risquent forcément de prendre de l’ampleur. Mais entre une réflexion théorique sur l’intérêt d’un pays pour l’OM et une véritable offre de rachat, il y a encore un immense pas à franchir.



















