Alors que le groupe d’investisseurs emmené par Paul Tavares aurait obtenu un accord pour le rachat du FC Nantes, une ancienne prise de position de l’homme d’affaires prend une résonance particulière. En avril dernier, il dénonçait les dérives qui mettent en danger l’histoire des clubs, en évoquant le cas de Boavista, associé à Gérard Lopez.
Le changement tant attendu par les supporters nantais se rapproche-t-il enfin ? Selon les éléments qui nous ont été transmis, Paul Tavares et son groupe d’investisseurs auraient obtenu un accord mardi soir pour la vente du FC Nantes. Ces derniers jours, des informations relayant Télénantes évoquaient déjà des négociations proches d’un aboutissement avec Waldemar Kita. infra-of.madeinfoot.com
Dans ce contexte, les paroles du candidat à la reprise prennent une autre dimension. Car Tavares avait déjà exprimé une position très ferme sur un sujet sensible : la responsabilité des propriétaires dans la préservation des clubs.
« Un système qui tolère qu’on joue avec l’histoire des clubs »
Dans une publication datée du 21 avril 2026, selon les éléments transmis, Paul Tavares évoquait la situation de Boavista et la gestion des clubs liés à Gérard Lopez. Son commentaire dépassait toutefois la seule critique d’un dirigeant.
« Le vrai problème, ce n’est pas un homme. C’est un système qui tolère qu’on joue avec l’histoire des clubs. »
Une phrase particulièrement forte à l’heure où son nom se retrouve au centre du dossier nantais. Tavares y défend une idée simple : le patrimoine et l’identité d’un club ne doivent pas devenir les victimes des décisions de ses propriétaires.
Dans cette même publication, il relayait un constat alarmant concernant le club portugais :
« Placé en liquidation judiciaire avec une dette supérieure à 150 M€, le club de Boavista, autre propriété de Gérard Lopez, verra son stade mis aux enchères du 27 avril au 20 mai prochain ! »
Le stade, l’histoire, l’ancrage local : autant de symboles dont la mise en péril nourrissait sa critique.
Un discours susceptible de rassurer les Nantais
Pour les supporters du FC Nantes, cette prise de position peut avoir un écho particulier. L’espoir d’un départ de Waldemar Kita s’accompagne forcément d’une interrogation : quel projet viendra ensuite, et avec quelles garanties pour l’avenir du club ?
Changer de propriétaire ne suffit pas à assurer des lendemains heureux. Les supporters veulent pouvoir croire à une direction capable de construire dans la durée, de respecter l’identité des Canaris et de préserver leur stabilité.
En dénonçant les dérives observées autour de Boavista, Tavares affiche au moins une sensibilité à ces enjeux. Son discours peut donc rassurer une partie du public nantais, soucieuse de ne pas voir le club passer d’une période difficile à une situation encore plus préoccupante.
À Nantes, Tavares sera attendu sur les actes
Cette déclaration ne constitue évidemment pas, à elle seule, une garantie sur la solidité du projet de reprise. Si la vente aboutit, Paul Tavares et les investisseurs qui l’accompagnent seront jugés sur leurs moyens, leurs décisions et leur capacité à donner une direction claire au FC Nantes.
Mais ses propos d’avril posent déjà une exigence. En dénonçant un système qui permet de « jouer avec l’histoire des clubs », Tavares a placé la barre haut pour son propre projet.
À Nantes, les supporters auront toutes les raisons de s’en souvenir.

















