Le FC Nantes possède toujours l’un des effectifs les mieux valorisés de Ligue 2 mais les trois joueurs les plus chers du groupe voient leur cote reculer.
Le FC Nantes conserve une certaine valeur sur le marché mais la tendance récente n’est pas celle espérée par sa direction. Et en plein processus de vente, le signal n’est pas des meilleur.
Le FC Nantes sur le podium des effectifs les plus chers mais…
Avec une estimation totale de 62,68 millions d’euros, les Canaris possèdent le troisième effectif le mieux valorisé de Ligue 2, derrière l’ASSE et le Stade de Reims. Une position qui confirme que Nantes dispose encore de joueurs recherchés et de plusieurs jeunes à fort potentiel. Pourtant, derrière ce classement flatteur, plusieurs indicateurs virent au rouge. Avec 62,68 millions d’euros de valeur marchande cumulée, le FC Nantes reste dans le haut du classement de Ligue 2. L’ASSE domine avec 73,30 millions d’euros, tandis que le Stade de Reims atteint 63,25 millions. Les Canaris restent donc au contact de leurs deux concurrents, malgré une saison sportive compliquée et leur relégation dans l’antichambre de l’élite. Mais cette troisième place ne garantit pas une progression de la valeur du club. Les estimations individuelles montrent au contraire une tendance défavorable pour plusieurs éléments majeurs de l’effectif. Et les joueurs les plus chers sont précisément ceux dont la cote recule.
Tylel Tati reste le principal actif nantais. À seulement 18 ans, le défenseur central est estimé à 15 millions d’euros. Il devance Louis Leroux, valorisé à sept millions d’euros, et Johann Lepenant, dont la cote atteint six millions. Or, selon la dernière actualisation évoquée, ces trois joueurs voient leur valeur marchande diminuer. Le phénomène est loin d’être anodin pour le FC Nantes : à eux trois, ils représentent 28 millions d’euros, soit près de 45 % de la valeur totale de l’effectif. La baisse de leurs estimations pèse donc particulièrement lourd dans le bilan global. Pour Waldemar Kita, qui étudie la possibilité de céder le club, conserver des actifs valorisés constitue un enjeu important.
Un actif important pour la vente de Kita
La tendance négative ne se limite pas aux trois principales valeurs du groupe. Ibrahima Sissoko et Ignatius Ganago, tous deux estimés à 1,8 million d’euros, voient également leur cote reculer. Fabien Centonze, désormais valorisé à 900 000 euros, figure lui aussi parmi les joueurs en baisse. Au total, six Nantais sont donc concernés par cette dépréciation. À l’inverse, Thomas Robinet est le seul joueur dont la valeur est signalée à la hausse. L’avant-centre de 30 ans atteint désormais le million d’euros. Cette évolution contraste avec la situation des jeunes joueurs, dont le potentiel représente pourtant une part essentielle de la valeur marchande nantaise.
Les cinq joueurs les mieux valorisés de l’effectif — Tati, Leroux, Lepenant, Tabibou et Cherni — cumulent 36,5 millions d’euros. Cela représente plus de 58 % de la valeur totale du groupe. Cette concentration constitue une force, puisque le FC Nantes possède plusieurs joueurs susceptibles d’attirer l’attention d’autres clubs. Mais elle représente aussi une fragilité : lorsque les cotes des principaux actifs diminuent simultanément, la valeur globale de l’effectif peut rapidement en subir les conséquences. Il faut toutefois rappeler qu’une estimation Transfermarkt ne correspond pas à une somme garantie lors d’un transfert. Le prix réellement obtenu dépend notamment de la durée des contrats, de la concurrence entre acheteurs, des performances et de la situation financière des clubs concernés.
La vente du FC Nantes fragilisée ?
Pour Waldemar Kita, cette actualisation constitue donc un signal défavorable, mais elle ne suffit pas à conclure que la vente du FC Nantes sera compromise. La valorisation de l’effectif ne représente qu’une partie de l’équation. Les finances du club, ses contrats, ses infrastructures, ses dettes éventuelles et les garanties apportées par un repreneur pèseront également dans les négociations auprès de la DNCG. C’est le gendarme financier du football français qui tranchera le dossier in fine.
C’est aussi la DNCG qui dira si Paulo Tavares est capable de relancer le club, avec ou sans actifs de valeur sur le marché. Le recul des valeurs de Tati, Leroux et Lepenant rappelle néanmoins que le FC Nantes doit rapidement retrouver une dynamique sportive positive pour préserver l’attractivité de ses principaux joueurs. Les Canaris disposent encore d’actifs importants. Reste à savoir s’ils parviendront à relancer leur cote au cours des prochains mois, alors que l’avenir du club est au centre des discussions.

















