Il y a un an, le Stade Rennais s’agitait autour de la piste Thiago Motta, dans un climat de tension extrême autour de Habib Beye. Aujourd’hui, la page est tournée : la dynamique bretonne a changé de visage, mais certains maux persistent… sous d’autres formes.
Quand Rennes cherchait un sauveur… et s’offrait la piste Motta
Octobre 2025. L’automne était électrique à Rennes : la menace d’un départ précipité de Habib Beye agitait tout le Roazhon Park et, en coulisses, les noms circulaient pour lui succéder. Un dossier, surtout, faisait vibrer les supporters : Thiago Motta. Libre depuis son départ de la Juventus, l’ex-milieu du PSG sortait d’un exploit retentissant à Bologne (qualification en Ligue des Champions) et semblait cocher toutes les cases du projet rennais. Son profil alliait fraîcheur tactique et prestige européen : de quoi nourrir l’espoir d’un nouveau cap pour le club, alors que la saison peinait à démarrer et que la relation avec certains cadres s’était clairement tendue. Finalement, Motta a décliné les avances bretonnes, préférant lorgner du côté de la Liga et de la Real Sociedad, dans un contexte d’urgence tout aussi brûlant qu’à Rennes. Le rêve s’est évaporé aussi vite qu’il était apparu, laissant Beye sous surveillance… pour quelques mois encore.
Un an plus tard : Haise, une autre révolution – mais les vieilles failles rôdent
Depuis, l’histoire a pris un virage bien différent. Habib Beye n’est plus là, et c’est Franck Haise qui incarne le nouveau cycle rennais. Exit les fantasmes de grandeur à l’italienne, place à une identité de jeu basée sur l’intensité, le pressing et la solidarité. Le club a su retrouver une dynamique positive : trois victoires en cinq journées, un classement flatteur (cinquième de Ligue 1), mais aussi un revers cinglant à Lyon juste avant la trêve, qui a rappelé que le chantier n’était pas terminé. Haise, lui, assume ses choix, ses rotations massives et la pression qui va avec. Mais si la crise de l’automne 2025 avait pour symbole le banc, celle de 2026 s’incarne ailleurs : la « dépendance Lepaul ». L’attaque rennaise repose quasi exclusivement sur son seul buteur, et la moindre panne offensive relance les doutes sur la profondeur de l’effectif.
Le contraste est saisissant : il y a un an, Rennes cherchait un magicien sur le banc pour changer son destin, quitte à s’offrir un nom ronflant. Aujourd’hui, le club mise sur la méthode, la cohérence et l’effort collectif. Mais la quête d’un nouvel élan, elle, reste la même – entre ambitions frustrées et promesses à tenir. À Roazhon Park, les vieux démons n’ont jamais vraiment quitté la maison, ils ont simplement changé de visage.



















