Il y a un an, l’espoir d’un derby inédit en Coupe de France électrisait Saint-Étienne. Aujourd’hui, alors que l’ASSE traverse une toute autre zone de turbulences, le contraste est saisissant.
Un an en arrière : l’incroyable épopée du FC Saint-Étienne
Octobre 2025. Sur But! Football Club, l’article fait le tour de la ville : le FC Saint-Étienne, modeste club de 9e division, vient de décrocher sa toute première qualification pour le 6e tour de la Coupe de France. Pour la première fois, « l’autre club » stéphanois s’invite sur le devant de la scène, porté par son président Frédéric Ollagnon, symbole de l’esprit familial et de l’attachement local. Dans un climat d’émotions et de fierté, tout Saint-Étienne rêve tout haut : et si ce parcours donnait naissance à un derby historique contre l’ASSE ? L’idée fait sourire, elle galvanise, elle fédère commerçants, bénévoles et familles autour des valeurs du football populaire. De la joie simple d’un vestiaire de D1 Régional 3 à la projection fantasque d’un choc face à l’institution verte, la magie de la Coupe opérait à plein. Pour l’ASSE, alors en Ligue 2, l’éventualité de croiser le chemin de ses voisins amateurs rappelait combien la ville vibrait pour tous ses clubs.
Un an plus tard : la passion toujours là, mais l’ASSE face à d’autres urgences
Douze mois ont passé et le décor a bien changé. Si la ferveur populaire ne se dément pas (le Chaudron sera encore à guichets fermés face à Nantes, preuve d’une fidélité intacte), l’actualité stéphanoise s’écrit aujourd’hui sur un autre registre : celui de la gestion des coups durs et des incertitudes. L’ASSE, toujours en Ligue 2, doit composer avec la blessure longue durée de son capitaine et gardien, Gautier Larsonneur, et l’ascension express de Mamour Ndiaye, jeune doublure sénégalaise propulsée sous les projecteurs. La dynamique n’est pas à l’euphorie des épopées de Coupe, mais à la reconstruction et à la gestion d’un effectif fragilisé, entre blessures, absences et ambitions contrariées. Le mercato a vu des mouvements importants, comme le prêt de Lucas Stassin à Séville, mais rien qui ne fasse basculer le club dans une nouvelle ère. L’urgence du moment, c’est la solidité sportive, la gestion de l’infirmerie, et l’espoir de se mêler à la course à la montée malgré les obstacles. Le contraste avec l’insouciance et la magie du conte populaire vécu un an plus tôt saute aux yeux : là où Saint-Étienne vibrait pour un possible derby de Coupe, le club phare doit aujourd’hui serrer les rangs, compter sur la solidarité du vestiaire et la passion de ses supporters pour traverser la tempête. La magie de la Coupe a cédé la place à la réalité d’un quotidien où chaque blessure et chaque point gagné ou perdu pèsent lourd. Mais à Sainté, une constante demeure : ce club, même dans l’adversité, ne cesse jamais de fédérer et de faire rêver sa ville.



















