RC Lens : les 3 défauts à corriger pour aller chercher la Ligue 1

Actuel troisième de Ligue 2, le RC Lens est pleinement en course pour accéder à l’élite en fin de saison. Néanmoins la bande à Alain Casanova va devoir corriger certains problèmes sous peine de connaître une grosse désillusion. Décryptage.

L’attaque ne doit plus tiquer

Face à Clermont, les Sang et Or ont enfin été efficaces dans la dernière demi-heure. Depuis le début d’année 2017, ça n’a pas toujours été le cas. Avant lundi dernier, Kévin Fortuné n’avait, par exemple, plus marqué depuis deux mois. S’il tourne avec des statistiques honnêtes (8 buts en 20 apparitions), Cristian Lopez manque aussi de justesse ces derniers temps et a parfois tendance à tenter des gestes trop compliqués. Quant aux ailiers, même si leur apport dans le jeu est intéressant, leurs statistiques restent modestes. On pense notamment à Abdellah Zoubir, buteur face à Clermont lundi mais qui n’a marqué qu’à trois reprises et délivré cinq passes décisives en 24 titularisations. Abdelrafik Gérard et Mathias Autret affichent quant à eux des stats encore plus modestes.

Bollaert doit redevenir une forteresse imprenable

Pour avoir une chance de monter, le Racing va devoir enfin être efficace à Bollaert. Car si les hommes d’Alain Casanova tournent sur les 7 derniers matches à la maison au même rythme que les 12 précédents, il y a du souci à se faire. Certes avec la victoire face à Clermont, les Lensois sont allés chercher un cinquième succès à la maison mais les Artésiens ne s’affichent qu’au 9e rang de Ligue 2 du classement à domicile avec seulement 1,67 pts/match. La chance de Lens, c’est que les autres gros cafouillent aussi sur leurs terres (Brest et Amiens n’ont pris que deux points de plus) mais ce n’est quand même pas normal – quand on est censé être l’ogre du championnat – de réaliser une partition parfaite à Nîmes au stade des Costières (victoire 2-0) et de prendre 3-1 à la maison face à ces mêmes Crocos…

Le banc de touche doit devenir une plus-value

Une saison c’est long et la montée ne doit surtout pas dépendre que des onze mêmes joueurs. En première partie de saison, Alain Casanova avait fait le choix de s’appuyer sur un 4-4-2 avec une épine dorsale et au détriment des remplaçants dont certains se sont sentis tellement peu concernés qu’ils ont quitté le Nord cet hiver (Chevalier, Klonaridis, Banza, Landre). Or, quand certains cadres comme John Bostock, Benjamin Bourigeaud, Kévin Fortuné ou Cristian Lopez ont affiché un coup de moins bien, le banc n’a pas été d’un grand secours, Alain Casanova ayant été contraint à changer provisoirement de système (4-3-3) pour laisser passer l’orage. Dans le sprint final, il est important qu’en cas de nouvelle défection le coach trouve de vraies alternatives. Autant dans l’entrejeu avec Djiman Koukou et Adama Guira, qu’en défense ou devant. Et de prouver aussi que le recrutement hivernal d’Erasmus et d’Habibou n’a pas juste servi à faire de la décoration…

Alexandre CORBOZ