Condamné à verser 61 M€ à Kylian Mbappé dans le litige qui les oppose, le PSG ne devrait pas faire appel. Car il risquerait de payer beaucoup plus à l’arrivée…
Le verdict est tombé hier et constitue une victoire pour Kylian Mbappé : le conseil des prud’hommes de Paris a condamné le PSG à verser 61 M€ à son ancien attaquant au titre de salaires et primes impayés durant trois mois, entre avril et juin 2024. A cette époque, le club voulait récupérer l’indemnité de transfert qu’il ne percevrait pas après que son joueur lui a fait comprendre qu’il ne prolongerait pas. Alors qu’il avait assuré du contraire (mais seulement à l’oral…) l’été précédent afin de pouvoir être réintégré au groupe professionnel.
« Il y a un risque important pour le PSG, s’il fait appel, de se voir condamner à beaucoup plus »
Le conseil des prud’hommes a imposé au PSG de payer dès à présent la somme due et il a également imposé au club de laisser pendant un mois l’intégralité du jugement sur la page d’accueil de son site Internet. Une façon de médiatiser l’événement, selon L’Equipe, et de faire en sorte que tout le monde en reste là. Car le PSG peut encore faire appel de cette décision. Mais comme l’explique Me Antoine Sappin, spécialisé en droit du travail chez Ascent Avocats, au quotidien sportif, s’il fait appel, le club pourrait devoir payer beaucoup plus que 61 M€…
« Les juges ont rendu une décision qui correspond au risque minimal qu’encourait le PSG, en ne le condamnant pas sur des points sensibles, comme l’indemnité pour travail dissimulé, des dommages et intérêts au regard du harcèlement moral, voire sur la requalification de CDD en CDI. Ils ont fait preuve d’une certaine modération. À partir du moment où le PSG a été condamné a minima – même si 61 M€ pour un salarié, c’est une condamnation qui reste totalement exceptionnelle, peut-être même la décision la plus forte jamais allouée par un CPH – il y a un risque important pour le PSG, s’il fait appel, de se voir condamner à beaucoup plus, car les magistrats de la cour d’appel sont des juges professionnels, et ils jugeront en droit et moins en équité. »

















